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En quoi l’autorité s’oppose-t-elle au pouvoir ? Éric DELASSUS nous apporte son éclairage philosophique. (Partie 2/2).

Nouvel Article écrit par Eric, DELASSUS, (Professeur agrégé Lycée Marguerite de Navarre de Bourges et  Docteur en philosophie, Chercheur à la Chaire Bien être et Travail à Kedge Business School). Il est co-auteur d’un nouvel ouvrage publié en Avril 2019 intitulé «La philosophie du bonheur et de la joie» aux Editions Ellipses.

Il est également co-auteur d’un nouvel ouvrage publié depuis le04 Octobre 2021 chez LEH Edition, sous la direction de Jean-Luc STANISLAS, intitulé « Innovations & management des structures de santé en France : accompagner la transformation de l’offre de soins

Ce nouvel article est publié dans le cadre de d’une Journée d’études au Centre Hospitalier Théophile Roussel de Montesson avec l’intervention du Professeur Eric, DELASSUS,  le 14 octobre 2021 sur le thème : «Autoriser, s’autoriser, être autorisé, qu’est-ce qui fait autorité ? ».

N°57, Juin 2022

Relire la première partie de cet article.

Il s’agit de l’exemple, déjà évoqué précédemment, de Socrate. C’est d’ailleurs une question difficile de déterminer si Socrate détenait une réelle autorité. Peut-on appeler autorité l’ascendant qu’il exerçait sur ses disciples ?

S’il ne faisait pas preuve d’autorité envers eux au sens où il ne les commandait pas, il faisait autorité au sens où il leur inspirait un certain respect et où ces derniers l’écoutaient et acceptaient de remettre en question leurs opinions en suivant son enseignement. Enseignement qui ne consistait pas dans la transmission d’un savoir, mais dans la maïeutique qui consiste à accoucher les esprits, c’est-à-dire à faire en sorte que celui qui s’entretient avec Socrate découvre par lui-même les réponses aux questions qu’il se pose ou prenne conscience du caractère erroné des opinions auxquelles il croyait jusque-là et qui, le plus souvent, lui avaient été inculquées par l’action diffuse d’un pouvoir s’exerçant sur lui, celui de la famille et de l’environnement social. N’est-ce pas, d’ailleurs, parce que Socrate invitait les jeunes athéniens qui le suivaient à réviser leurs opinions qu’il fut considéré comme un danger pour la cité, accusé, jugé et condamné à mort. N’a-t-on pas là, finalement, un exemple typique de conflit entre le pouvoir et l’autorité ? Si le pouvoir athénien accuse Socrate, n’est-ce pas d’abord parce qu’il voit bien qu’il est fragilisé par l’autorité qu’inspire Socrate aux jeunes athéniens. Socrate d’ailleurs n’est pas dupe. C’est pourquoi il demande à assurer lui-même sa défense et que, curieusement, il fait tout pour être condamné. Il n’est pas certain, en effet, que les accusateurs de Socrate aient eu l’intention de tuer Socrate. Ce qu’il voulait, c’était mettre fin à son autorité sur les jeunes esprits. Ils auraient donc souhaité que Socrate fasse tout pour « sauver sa peau » et qu’il recourt à des arguments sophistiques pour se défendre [1] ou qu’il reconnaisse qu’il est peut-être allé un peu trop loin. Mais ce n’est pas ce que fait Socrate, loin de là. Au contraire, il provoque ses accusateurs et ses juges, il leur dit qu’au lieu de le condamner, ils feraient mieux de le récompenser [2]. Il se présente, lui qui affirme ne rien savoir, comme plus savant que tous ceux qui disposent du pouvoir à Athènes et qui croient savoir ce qu’ils ne savent pas. Autrement dit, il fait tout pour contraindre ses juges à le condamner à la peine la plus sévère, car il a bien compris que « s’il sauve sa peau », il détruit toute l’œuvre de sa vie et donne raison à ses accusateurs qui veulent avant tout anéantir son autorité. C’est également pour cette raison, qu’une fois condamné, lorsque ses amis lui proposent de s’évader [3], il refuse. Il sait bien que s’il accepte, il perd toute crédibilité et qu’il trahit ce à quoi il a voué toute son existence. Aurions-nous conservé la mémoire de Socrate s’il avait accepté de se compromettre de la sorte, c’est peu probable ?

Le pouvoir du logos

Si Socrate sauve ainsi son autorité, c’est qu’elle n’est pas SON autorité, mais celle d’une puissance qui le dépasse, celle qui lui vient du démon qui s’empare de lui lorsqu’il philosophe et qui n’est autre que le démon du logos. D’ailleurs, comme cela a déjà été dit, face aux sophistes qui s’agacent de le voir sans cesse déconstruire leur propos pour en faire apparaître la vacuité et les insuffisances et qui l’accusent de tout faire pour que l’on se soumette à son point de vue, Socrate répond que ce n’est pas à lui qu’ils se soumettent, mais qu’ils ne font que reconnaître le pouvoir du logos. Une telle reconnaissance n’est d’ailleurs pas une soumission, puisque l’esprit ne fait que s’accorder avec lui-même librement et découvrir ce qu’il y a en lui de vérité, comme c’est le cas pour l’esclave du Ménon qui découvre par lui-même, grâce aux questions que lui posent Socrate, la formule permettant la duplication du carré, sans que jamais personne ne lui donne la solution du problème. Une telle autorité est nécessairement dangereuse pour le pouvoir qui ne sait que soumettre par la force, que cette dernière soit physique ou qu’elle repose sur des subterfuges plus subtils, comme ceux qu’utilisaient les sophistes. En effet, ce qui distingue fondamentalement les sophistes de Socrate consiste principalement dans le rôle qu’ils attribuent au logos. Alors que ce terme, qui signifie à la fois langage et raison, prend tout son sens chez Socrate qui en fait la voie par laquelle l’esprit poursuit la vérité, les sophistes en font essentiellement un instrument de pouvoir. Il s’agit de parler pour persuader et non pour convaincre. Néanmoins, si la sophistique peut fonctionner, c’est qu’elle prend souvent les oripeaux de l’autorité, c’est-à-dire qu’elle en présente tous les signes extérieurs sans en avoir foncièrement les vertus. Car l’autorité ne s’appuie pas uniquement sur des fondements internes, elle a également besoin, pour être reconnues, de signes extérieurs, tels les couronnes et les sceptres délivrés aux monarques pour en faire les détenteurs d’une autorité considérée comme légitime. En effet, nous en avons tous fait l’expérience, il ne suffit malheureusement pas d’avoir raison ou de faire appel à la raison d’autrui pour faire autorité. Si c’était le cas, ça se saurait.

L’illusion de l’autorité au pouvoir

Les sophistes ne s’y étaient pas trompés qui, richement vêtus, prononçaient devant leur auditoire de beaux discours, eux-mêmes habillés de références aux grands poètes comme Homère ou Hésiode. Ainsi, parvenaient-ils à donner l’apparence de l’autorité au pouvoir qu’ils s’efforçaient d’exercer sur leur auditoire. Aujourd’hui, on peut retrouver des procédés semblables utilisés pour donner l’illusion de l’autorité comme la blouse blanche de celui qui veut passer pour scientifique, car si l’habit ne fait pas le moine, il y contribue fortement. Il faut donc pour faire autorité, non seulement un fondement interne, mais également des signes externes et le problème vient souvent de ce que les seconds fonctionnant mieux que les premiers, le pouvoir en use pour se faire passer pour l’autorité. Ainsi, si l’on se réfère à la fameuse expérience de Milgram, il suffit que l’expérimentateur présente tous les aspects extérieurs de l’autorité scientifique pour qu’i soit jugé comme légitime et qu’on lui obéisse aveuglément.

Mais, nous dira-t-on, si l’on prend le cas d’un personnage comme Socrate, d’où vient qu’il ait pu ainsi faire autorité ? D’où vient qu’il ait pu exercer une telle influence sur les jeunes athéniens, au point que les détenteurs du pouvoir aient cru bon de l’accuser et de le condamner, craignant de voir leur pouvoir fragilisé par ce silène [4] qui faisait preuve d’une agaçante ironie à leur égard ? Socrate rompait avec tous les critères de l’autorité établie, il était laid, vêtu pauvrement, marchant pieds nus dans les rues d’Athènes. Apparemment, son autorité ne reposait sur aucun signe extérieur. Néanmoins, ce qui devait émaner de sa personne était certainement un certain charme sans lequel malgré toute son habileté dialectique, il ne serait pas parvenu à attirer vers lui ceux qui suivaient son enseignement. Dans ce cas, l’autorité n’est pas simplement manifestée extérieurement, elle est incarnée. Chez Socrate, il semblerait également que l’exemplarité joue un rôle essentiel dans la confiance que lui font ceux qui suivent son enseignement. Il suffit de lire dans Le Banquet, la description qui est faite de ses vertus. Il est celui dont le courage, la persévérance, la probité suscite l’étonnement parce qu’il est un personnage proprement extra-ordinaire. C’est pourquoi, parce que son éthos, sa manière d’être, sort de l’ordre commun des choses, il est celui qui mérite d’être écouté, mais il est aussi celui qui, précisément parce qu’il rompt avec l’ordre commun, doit être éliminé dans la mesure où il met en péril cet ordre et fragilise ceux qui y sont détenteurs d’un pouvoir.

C’est en ce sens que l’on peut affirmer que toute autorité est politique, car selon la manière dont elle s’exerce, elle peut toujours et à tout moment être perçue comme une remise en question des pouvoirs en place. C’est pourquoi le pouvoir s’oppose à l’autorité et tente de l’éliminer, comme ce fut le cas avec Socrate. C’est aussi pourquoi, ce qui est plus fréquent, le pouvoir essaie de prendre l’apparence de l’autorité, en recourant à ses signes extérieurs ou en exerçant une emprise sur les consciences, comme c’est le cas lorsque le pouvoir s’exerce de manière charismatique en jouant sur la fascination et en manipulant les affects.

Qu’est-ce alors que l’autorité véritable ?

C’est aussi une puissance qui a à voir avec la justice. Il n’y a de véritable autorité que juste, c’est-à-dire dont l’exercice est justifiable, mais qui ne doit pas pour autant se justifier pour être reconnue. En revanche, une autorité injuste, ce n’est jamais qu’un pouvoir qui prend l’apparence de l’autorité. Mais le problème reste posé, car la question est alors de savoir au nom de quoi et pour qui cette autorité se justifie. Celui qui l’exerce doit être en capacité de la justifier, mais paradoxalement, si on lui demande de justifier son autorité, c’est le signe qu’elle ne fonctionne pas vraiment. Il faut qu’elle soit justifiée de façon quasi-évidente pour être acceptée par celui sur qui elle s’exerce. Or, lorsque l’autorité se fondait sur des principes partagés à la fois par celui qui l’exerçait et celui qui en était l’objet, cela ne posait pas vraiment problème. Pierre-Henri Tavoillot dans son livre Qui doit gouverner ? Une brève histoire de l’autorité [5], présente l’autorité des anciens comme pouvant être issue de trois sources : la tradition, la cosmogonie, le divin. Or, la modernité a remis en cause ces trois principes. Nous ne sommes plus des sociétés qui se maintiennent en s’enracinant dans un passé réel ou mythique fondateur de la tradition, nous prétendons regarder d’abord vers l’avenir et nous avons le culte de l’innovation comme remise en question de la tradition. Notre conception de l’univers en passant du monde clos à l’univers infini – pour reprendre le titre du livre d’Alexandre Koyré [6] – n’est plus celle d’un cosmos ordonné, d’une nature finalisée attribuant à chaque chose une place déterminée – il ne faut pas oublier que dans l’antiquité l’ordre cosmique est également synonyme d’ordre juste -, quant à l’autorité de droit divin, les révolutions lui ont réglé son compte depuis au moins deux siècles. Que reste-t-il donc à l’autorité pour se fonder ? La raison ? Nous avons vu qu’à elle seule, elle ne suffit pas.

Aussi, si crise de l’autorité il y a, peut-être est-ce parce que l’on ne parvient plus à faire ressentir sa dimension libératrice ? Ce qui fait que, même lorsqu’elle est légitime, elle est trop souvent perçue comme coercitive et confondue avec l’exercice d’un pouvoir arbitraire ou violent. Probablement aussi, cette difficulté à faire reconnaître l’autorité vient-elle de ce que trop souvent des formes de pouvoir dont la légitimité est douteuse se drapent abusivement dans les vêtements de l’autorité pour tenter de se justifier en apparence.

Le problème de l’autorité semble donc tenir aujourd’hui en ses fondements. Alors que l’autorité des anciens s’ancrait dans une transcendance ou une immanence relevant du sacré (la tradition, l’ordre du cosmos, le divin), ce que l’on pourrait appeler l’autorité des modernes, dans un monde dans lequel l’homme est la mesure de toute chose, n’a d’autres fondements qu’elle-même. Ce n’est plus son lien à quelque chose qui la dépasse qui la légitime, mais des propriétés qui lui sont inhérentes et qu’elle doit faire reconnaître pour exister, puisque, comme cela a déjà été dit, une autorité non reconnue n’est pas une autorité du tout. Parmi ses propriétés, nous avons retenu, entre autres, la confiance, la justice, la compétence aussi, mais il semblerait qu’à elles seules ces vertus ne soient pas suffisantes, si elles ne sont pas incarnées. Il faut que l’autorité prenne chair pour être reconnue. Il ne suffit pas toujours d’être juste, compétent ou d’avoir raison pour être reconnu comme tel, faut-il encore que celui qui fait preuve de ces qualités les rende sensibles, perceptibles et suscite cet affect singulier que Kant nomme le respect. Affect singulier, car il présente ce caractère étrange de ne s’appuyer apparemment sur rien de sensible ou d’affectif. Kant y voit un sentiment de la raison [7], mais peut-être faut-il aussi y voir une conséquence ce qui fait le mystère de l’autorité qui n’est autre que le mystère de l’incarnation, car l’autorité a probablement aussi quelque chose à voir avec le corps. Il faut que celui qui en fait preuve ressente et fasse ressentir qu’il a, comme incorporé, les vertus qui fondent cette autorité. C’est pourquoi il faut d’ailleurs être vigilant, car le pouvoir coercitif a souvent tendance à mimer les postures de l’autorité pour s’imposer insidieusement.

Si comme le pense Spinoza, l’esprit est l’idée du corps [8], le corps est aussi expression de l’esprit. Par conséquent, lorsque l’autorité n’est pas l’expression, selon ces deux attributs, des vertus et des affects constitutifs d’une réelle autorité, peut-être est-ce parce que celle-ci ne s’est pas encore vraiment construite et réalisée ? Si corps et esprit sont deux expressions distinctes d’une seule et même réalité, il est nécessaire que les dispositions mentales de l’autorité s’expriment par le langage corporel et aient comme corrélat une certaine manière d’être du corps.

Conclusion :

 

Aussi, si l’on reprend les différents items qui sont cités dans le titre même de cette journée : « Autoriser, s’autoriser, être autorisé », il semble qu’il faille tenir compte de cette incarnation de l’autorité pour prendre toute la mesure du sens de ces expressions. Autoriser ou s’autoriser, ce n’est pas simplement permettre ou se permettre, c’est nécessairement ressentir au plus profond de soi que la permission est juste, sentiment qui n’est pas dissociable d’une pensée, d’une justification rationnelle, mais cette dernière ne peut relever d’une pure abstraction intellectuelle, elle ne peut être séparée de l’affect même qu’induit l’autorité et qui la rend réellement vivante. Il faut pour autoriser et peut-être encore plus pour s’autoriser ressentir dans sa chair la puissance éthique dont on est investi, ainsi que toute la responsabilité qu’elle implique. Quant à « être autorisé », ce n’est pas simplement avoir conscience qu’une autorité extérieure nous permet de faire quelque chose, c’est aussi s’autoriser, sentir en soi que ce que l’on fait est juste. Et c’est en ce sens que l’autorité se distingue du pouvoir et s’y oppose, car si elle ne peut s’exercer que dans la confiance, la confiance en soi et en l’autre, cette confiance n’est pas une foi aveugle et imbue d’elle-même, elle est plutôt la foi en celui qui, à l’instar de Socrate, est capable de douter et de se remettre en question.

Pour aller plus loin :

[1] « Non, bien sûr, Athéniens, ce n’est pas, par Zeus ! Un langage élégamment tourné que vous entendrez, ni possédant non plus, comme le leur, toutes les parures du vocabulaire et du style, mais plutôt des choses dites à la bonne fortune, dans les termes qui me viendront à l’esprit : c’est que j’ai foi dans la justice des choses que je dis. Que nul d’entre vous ne s’attende à ce que je procède d’une autre façon ! », Platon, Apologie de Socrate, 17 c, in Œuvres complètes, op. cit., p. 147.

n

[2] « Si donc c’est conformément à la justice que doit être fixée la chose méritée, voici celle que je fixe pour moi : être, aux frais de l’État nourri dans le prytanée. », Ibid., 37 a, p. 175.

 

[3] Cf. Platon, Le Criton

 

[4] « C’est ainsi que, je le déclare, il ressemble on ne peut plus à ces silènes que les sculpteurs exposent danseurs ateliers, dans la bouche desquels ces artistes mettent un pipeau ou une flûte, et qui, si on les ouvre par le milieu, montrent dans leur intérieur des figurines de Dieux. », Platon, Le Banquet, 215 b, « Éloge de Socrate par Alcibiade », in Œuvres complètes, op. cit., p. 753.

[5] 18 Pierre-Henri Tavoillot, Qui doit gouverner ? Une brève histoire de l’autorité, Grasset, Paris, 2011.

[6] Alexandre Koyré, Du monde clos à l’univers infini, Gallimard, Paris, 1973.

 

[7] « Ainsi le respect pour la loi morale est un sentiment qui est produit par une cause intellectuelle et ce sentiment est le seul que nous connaissions entièrement a priori et dont nous puissions voir la nécessité. », Kant, Critique de la raison pratique, traduction par J. Gibelin, Vrin, Paris, 1974, p. 87.

[8] « L’objet de l’idée constituant l’Esprit humain est le Corps, autrement dit une manière de l’Étendue précise et existant en acte, et rien d’autre. », Spinoza, Éthique II, Proposition XIII.

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Nous remercions vivement notre spécialiste, Eric, DELASSUS, Professeur agrégé (Lycée Marguerite de Navarre de Bourges) et  Docteur en philosophie,  de partager son expertise en proposant des publications dans notre Rubrique Philosophie & Management, pour nos fidèles lecteurs de ManagerSante.com 

Biographie de l'auteur :

Professeur agrégé et docteur en philosophie (PhD), j’enseigne la philosophie auprès des classes terminales de séries générales et technologiques, j’assure également un enseignement de culture de la communication auprès d’étudiants préparant un BTS Communication.
J’ai dispensé de 1990 à 2012, dans mon ancien établissement (Lycée Jacques Cœur de Bourges), des cours d’initiation à la psychologie auprès d’une Section de Technicien Supérieur en Économie Sociale et Familiale.
J’interviens également dans la formation en éthique médicale des étudiants de L’IFSI de Bourges et de Vierzon, ainsi que lors de séances de formation auprès des médecins et personnels soignants de l’hôpital Jacques Cœur de Bourges.
Ma thèse a été publiée aux Presses Universitaires de Rennes sous le titre De l’Éthique de Spinoza à l’éthique médicale. Je participe aux travaux de recherche du laboratoire d’éthique médicale de la faculté de médecine de Tours.
Je suis membre du groupe d’aide à la décision éthique du CHR de Bourges.
Je participe également à des séminaires concernant les questions d’éthiques relatives au management et aux relations humaines dans l’entreprise et je peux intervenir dans des formations (enseignement, conférences, séminaires) sur des questions concernant le sens de notions comme le corps, la personne, autrui, le travail et la dignité humaine.
Sous la direction d’Eric Delassus et Sylvie Lopez-Jacob, il a publié plusieurs ouvrages :
– le 25 Septembre 2018 intitulé ” Ce que peut un corps”, aux Editions l’Harmattan.
– un ouvrage publié en Avril 2019 intitulé «La philosophie du bonheur et de la joie» aux Editions Ellipses.
Il est également co-auteur d’un dernier ouvrage, sous la Direction de Jean-Luc STANISLAS, publié le 04 Octobre 2021 chez LEH Edition,  intitulé « Innovations & management des structures de santé en France : accompagner la transformation de l’offre de soins.

DECOUVREZ LE NOUVEL OUVRAGE PHILOSOPHIQUE

du Professeur Eric DELASSUS qui vient de paraître en Avril 2019

Résumé : Et si le bonheur n’était pas vraiment fait pour nous ? Si nous ne l’avions inventé que comme un idéal nécessaire et inaccessible ? Nécessaire, car il est l’horizon en fonction duquel nous nous orientons dans l’existence, mais inaccessible car, comme tout horizon, il s’éloigne d’autant qu’on s’en approche. Telle est la thèse défendue dans ce livre qui n’est en rien pessimiste. Le bonheur y est présenté comme un horizon inaccessible, mais sa poursuite est appréhendée comme la source de toutes nos joies. Parce que l’être humain est désir, il se satisfait plus de la joie que du bonheur. La joie exprime la force de la vie, tandis que le bonheur perçu comme accord avec soi a quelque chose à voir avec la mort. Cette philosophie de la joie et du bonheur est présentée tout au long d’un parcours qui, sans se vouloir exhaustif, convoque différents penseurs qui se sont interrogés sur la condition humaine et la possibilité pour l’être humain d’accéder à la vie heureuse.  (lire un EXTRAIT de son ouvrage)

 

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