Peux-t-on re-considérer la « personne », dans les relations de travail, par un « Management Ethique » ? par le Pr Eric DELASSUS (1ère partie)

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N°15, Août 2018


 

Article écrit par Eric, DELASSUS, (Professeur agrégé (Lycée Marguerite de Navarre de Bourges et  Docteur en philosophie, Chercheur à la Chaire Bien être et Travail à Kedge Business School)   


 

Si l’apparition de la notion d’individu dans le paysage intellectuel occidental et sa diffusion dans les mentalités fut un facteur indéniable d’émancipation au cours de l’époque moderne, les excès auquel conduit aujourd’hui le développement de l’individualisme nous invite à penser son dépassement.

Les sociétés et les entités sociales qui les composent ne peuvent se réduire à des agrégats d’individus et les rapports entre les hommes ne se limitent pas à leur dimension contractuelle. Envisager ainsi les relations humaines pourrait conduire à une nouvelle forme de barbarie occultant la reconnaissance de l’altérité dans la construction de nos diverses identités.

L’une des voies possibles pour échapper à ce risque de déshumanisation serait de revisiter la notion de personne en insistant sur sa dimension relationnelle et sa capacité à donner du sens à nos existences.

Cette voie pourrait conduire dans les pratiques managériales à renouveler les modalités selon lesquelles se constituent les relations humaines dans le monde du travail, à expérimenter, non pas une éthique du management, mais un management véritablement éthique, c’est-à-dire une manière de travailler et de diriger les hommes respectueuse de leur singularité et prenant en considération leur vulnérabilité.

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La mort d’homo-œconomicus : quelles sont aujourd’hui les limites de l’individualisme contemporain ?

 

Homo œconomicus est un bien pauvre prophète. En voulant surmonter les obstacles qui se dressent à la poursuite de l’enrichissement, et au nom de l’efficacité, il chasse ses propres compétiteurs, les Homo ethicus, empathicus…, ces autres parts de l’homme qui aspirent à la coopération, à la réciprocité. Mais en triomphant de ses rivaux, il meurt, enfermant la nature humaine dans un monde privé d’idéal et, au final, inefficace[1].

Cet extrait d’un ouvrage de l’économiste Daniel Cohen met clairement en évidence les limites de l’individualisme contemporain. L’homo œconomicus, cet individu supposé rechercher rationnellement la satisfaction de son seul intérêt particulier, est mis ici face à son échec. Non seulement aucune main invisible n’est venue orienter ses décisions égoïstes pour qu’elle contribue au bien commun, mais de surcroît il n’est pas parvenu à la satisfaction de son bien propre et en étouffant ses aspirations plus altruistes, il s’est engagé sur le chemin de sa propre destruction. Faut-il s’en étonner ? Certainement pas!

Il y a un caractère profondément mortifère dans l’individualisme contemporain.

En se repliant sur lui-même l’individu se dissout dans sa propre substance à l’intérieur de laquelle il ne parvient à trouver aucune source d’enrichissement. Au bout du compte, même l’efficacité économique n’est pas au rendez-vous. La lutte des individus les uns contre les autres, la compétition et la concurrence généralisées n’ont finalement pour effet que de conduire au partage des richesses existantes et à l’augmentation des écarts entre les revenus.

La crise que nous vivons aujourd’hui marque certainement la fin de l’individualisme moderne et ne pourra se résoudre que par l’adoption de nouveaux paradigmes dans notre manière de tisser nos relations sociales. Il ne s’agit pas, bien évidemment, de revenir aux vieilles utopies collectivistes qui étouffent l’individu, il s’agit plutôt de prendre acte des acquis de l’individualisme pour le dépasser en inaugurant de nouvelles pratiques dans tous les domaines de la vie sociale.

Il s’agit de redonner une dimension éthique aux rapports sociaux et de les rendre par surcroît plus efficaces.

Car il ne s’agit pas ici de mettre l’éthique au service de l’efficacité économique, ce qui serait un contresens majeur au sujet du terme même d’éthique[2]. L’éthique n’est au service de rien d’autre que du bien humain, dont il est vrai qu’une certaine efficacité économique fait partie. Mais ne lui reconnaître de valeur qu’à la seule condition d’être efficace, c’est ne lui accorder qu’une valeur relative et s’autoriser à penser que si l’on trouve mieux que le respect de certaines valeurs pour parvenir à ses fins on est en droit de ne plus les respecter.

Au contraire, ce que nous voulons souligner ici c’est que le souci éthique ne peut être efficace dans tous les domaines qu’à la seule condition d’être traversé par le désir de contribuer au bonheur humain, au bien de tous les hommes.

Si l’efficacité désigne la production d’effets bénéfiques, il n’y a rien de plus efficace que ce qui contribue au bien commun.

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Pour un « management éthique » : quels concepts ? 

C’est pourquoi, ce que nous allons proposer ici dans le domaine du management, ce n’est pas une nouvelle éthique du management – il n’y a pas plusieurs éthiques dont les principes varieraient en fonction de leur domaine d’application – mais un management éthique – il n’y a qu’une seule éthique dont il faut déterminer les modalités d’application en fonction du contexte.

Ce management éthique est probablement déjà pratiqué dans certaines entreprises qui l’ont parfois mis en place à la manière dont Monsieur Jourdain faisait de la prose. Mais l’objectif n’est pas tant ici de donner des leçons ou de fournir des recettes que de clarifier les concepts sur lesquels se fonde une telle manière d’organiser les relations humaines dans le monde du travail.

Et s’il est un concept qui semble à ce sujet fondamental, c’est bien celui de personne qui se présente comme plus puissant que celui d’individu pour penser et développer des relations réellement humaines entre les hommes dans le monde du travail et ce à tous les niveaux.

Nous nous proposons donc de revisiter la notion de personne afin de redonner sens au travail et de faire du manager un donateur de sens plutôt que le détenteur d’un pouvoir au seul service d’une efficacité économique toute relative et parfois un peu trop oublieuse du respect de la personne humaine.

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Peut-on retrouver les voies du « sens » au travail de la  « personne » ?

S’il est essentiel de revenir à la notion de personne telle que nous la définirons dans la suite de cet article, c’est que sa signification est porteuse de promesses susceptibles de répondre de manière satisfaisante à cet incommensurable besoin de sens qui se manifeste aujourd’hui.

Besoin qui ne s’exprime pas toujours explicitement et qui peut parfois se manifester sous des formes d’une violence qui n’est autre que le signe d’une immense frustration.

Or, si nous voulons mettre fin à cette déshumanisation rampante qui se diffuse insidieusement dans nos sociétés qui se pensent civilisées, si nous voulons, pour reprendre le titre d’un livre de Frédéric Lenoir contribuer à  La guérison du monde[3], il importe de redonner du sens à l’une de nos principales activités, au travail qui occupe une grande partie de notre temps, même s’il est vrai que les loisirs se sont également développés considérablement dans notre civilisation.

Mais en un certain sens, la problématique du travail et du loisir est la même, tous deux peuvent être tout autant source de liberté que d’aliénation, et c’est la pratique individualiste de l’un et de l’autre qui transforme ces activités libératrices en pratiques pouvant parfois être négatrices de la liberté et de la dignité humaine.

Organiser la vie des êtres humains comme celle d’individus dont l’existence se répartit en deux temps, l’un consacré à la production et l’autre à la consommation, sans même se soucier de savoir si ces activités contribuent réellement au progrès humain ou si elle n’ont d’autre résultat que de faire fonctionner un système dont la logique échappe à bon nombre de ses acteurs, ne relève-t-il pas du non sens ?

Ne sommes-nous pas devenus les agents d’une machine qui tourne à vide et qui a oublié totalement la raison même de son fonctionnement ?

Cette carence de sens marque les limites de l’individualisme et d’une civilisation qui en est tout doucement arrivée à privilégier l’avoir sur l’être et surtout sur «l’être ensemble» et «l’être avec».

La manière dont les rapports de production se sont reconfigurés depuis une trentaine d’années a produit une idéologie relayée par les médias et dont le principe est la règle du «chacun pour soi» qui peut conduire à la négation de l’autre dans son altérité et à une certaine forme d’intolérance.

L’individu centré sur lui-même ne parvient parfois plus à comprendre qu’il y a mille manières d’être humain et devient incapable de comprendre l’autre. Il ne voit dans sa différence, dans son altérité, qu’une remise en question de sa propre identité et une source d’inquiétude. Il nous faut donc revoir notre manière de nous percevoir pour restaurer ce respect de la différence d’autrui et retrouver les voies du sens qui passent nécessairement par le retour de la personne humaine dans sa dimension relationnelle.

Il n’y a en effet de sens que là où il y a relations, liens, rapports qui s’instituent entre des termes afin de les faire exister et agir l’un pour l’autre.

Comment  comprendre la question du « sens » ?  3 acceptions possibles

Si nous examinons les différentes acceptions du terme même de sens, c’est toujours la notion de relation qui y est centrale et qui permet d’ailleurs de relier ces différentes significations. Qu’il s’agisse des sens et de la sensibilité, de la signification ou de la direction, le sens se constitue tout d’abord par l’instauration d’un lien, d’une relation.

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1/ « Sens » et sensibilité 

Les sens nous relient à la fois à l’extériorité et à l’intériorité de notre corps propre. Je perçois grâce à mes sens les réalités du monde environnant, je suis affecté par tout ce qui est autre que moi. Cependant la sensibilité ne se limite pas à la capacité de percevoir l’univers externe. Ma sensibilité me fait également ressentir un certain nombre de sensations kinesthésiques (musculaires, digestives, respiratoires) par lesquels je perçois mon corps propre[4], c’est-à-dire un corps qui n’est pas une chose, qui n’est pas seulement un corps objet, mais qui est aussi et surtout un corps vécu, un corps qui se sait pour lui-même différent des autres corps qu’il perçoit.

C’est donc par les sens que mon corps prend sens en tant que corps pouvant à la fois être sujet et objet ; pas seulement un corps que j’ai, mais le corps que je suis.

Comme le fait remarquer Maurice Merleau-Ponty dans L’Œil et l’esprit, le corps perçu ne se réduit pas à la partie matérielle de mon être, il est corps touchant et touché pour qui le sensible est la chair même du monde :

Un corps humain est là, quand entre voyant et visible, entre touchant et touché, entre un œil et l’autre, entre la main et la main se fait une sorte de recroisement, quand s’allume l’étincelle du sentant-sensible[5].

C’est donc par les sens que le monde et le corps prennent sens et qu’ils nous permettent d’entrer en contact avec le réel dans toute sa richesse. Le corps n’est pas une simple partie du monde, il est au monde, il habite le monde et par les liens qu’il entretient avec lui, grâce aux sens, il lui donne sens et donne sens à sa propre existence.

Mais la sensibilité ne se réduit pas non plus à la perception des choses, elle est aussi perception d’autrui.

Aussi, faut-il ajouter aux cinq sens une sensibilité plus diffuse, celle par laquelle nous percevons aussi les autres comme autres et pas seulement comme des corps extérieurs. C’est cette sensibilité qui est à l’origine de l’intersubjectivité, cette expérience originaire d’autrui sans laquelle la conscience ne serait probablement jamais renvoyée à elle-même pour devenir conscience de soi.

Les sens nous relient donc aux autres, à nous-même et au monde et c’est en partie grâce à eux que nous pouvons nous jeter dans ce monde, nous y engager pour donner sens à notre existence.

Or, précisément, travailler n’est-ce pas d’abord s’engager dans le monde ? et qu’on le fasse de son plein gré ou contre son gré, on n’échappe pas à la nécessité de cet engagement. Quelques uns qui se croient privilégiés ont le sentiment d’être affranchis de cette impératif, mais c’est au prix d’un désengagement du monde dont on peut penser qu’il ne contribue pas à les rendre réellement heureux.

Ainsi délié apparemment de tout lien, celui qui ne travaille pas mène une vie dont la vacuité n’a d’égal que l’ennui qu’elle engendre, une vie dont le sens s’estompe progressivement. On pourrait certes accorder à ces derniers la possibilité de se livrer aux loisirs, au sens que donnaient les anciens à ce terme, la scholé des grecs ou l’otium latin, mais cette distinction a-t-elle encore aujourd’hui un sens dans nos sociétés marchandes ou toute activité, qu’elle soit manuelle, intellectuelle ou artistique, est automatiquement intégrée dans la sphère du travail et des échanges économiques.

Aussi, qu’une activité relève du travail ou de l’œuvre – pour reprendre la distinction opérée par Hannah Arendt dans La condition de l’homme moderne – n’en est-elle pas moins confrontation au réel, relation d’un corps avec d’autres corps, opposition à la résistance d’une matière – qu’elle soit physique, sociale ou intellectuelle – qui lui échappe et qu’il faut mettre en forme pour satisfaire nos besoins et nos désirs.

C’est cette résistance que nous ressentons, que nos sens et notre sensibilité nous font découvrir, qui met à l’épreuve notre puissance d’être et d’agir et qui nous incite, ou à l’inverse nous fait hésiter, à nous engager dans le monde pour donner sens à une existence qui ne peut être signifiante qu’en étant relié à autre chose qu’elle-même.

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2/ « Sens » et signification : 

La condition de l’homme s’inscrit, en effet, dans une relation de signifiant à signifié. Parce qu’il est le seul à pouvoir par l’imagination et la mémoire rendre présent ce qui est absent, l’homme est en capacité de relier ainsi présence et absence pour faire sens.

Ainsi, quand je réalise un projet, je fabrique par exemple un objet, mes actes présents ne prennent une réelle signification que parce qu’ils appellent l’objet qui est en cours de réalisation mais qui n’est pas encore pleinement réel et qui peut donc pour cela être considéré comme absent.

C’est donc ce milieu, entre présence et absence, qui s’inscrit dans une relation entre passé et futur qui donne tout son sens au moment vécu qui est source de nos joies présentes. C’est d’ailleurs cette capacité de rendre présent ce qui est absent qui fait aussi le propre du langage humain, c’est parce que nous disposons des mots que nous pouvons retenir et conserver le passé en le racontant. C’est ce qui fait que les hommes ont une histoire dont ils ont conscience car ils peuvent se transmettre le souvenir d’événements qu’ils n’ont pas nécessairement vécus, mais qui ne se sont pas pour autant évanouis en s’achevant.

C’est aussi cette capacité de se raconter qui constitue notre identité bien que nous ne soyons jamais identiques à nous-mêmes. En effet, comme le souligne Sartre, avec ce talent de manier le paradoxe qui est le sien, « l’homme est cet être qui n’est pas ce qu’il est et qui est ce qu’il n’est pas », parce qu’il est en devenir. En se projetant dans l’avenir, il n’est toujours déjà plus ce qu’il était et pas encore ce qu’il va être, il n’est donc jamais le même. Je ne suis plus aujourd’hui celui que j’étais il y a dix ou vingt ans, pas plus d’ailleurs que je ne suis exactement le même qu’hier.

Cependant, malgré ces changements, je sais que c’est moi qui était cet adolescent révolté d’il y a vingt ou trente ans et que c’est encore moi qui suis devenu aujourd’hui père de famille exerçant telle ou telle profession. Cette identité qui se maintient malgré les changements vient de ce que je peux établir par le récit, par les mots, un lien entre les différents moments de mon histoire.

Et c’est aussi par les mots que j’élabore les projets qui me relient au futur qui se construit et que je construis.

Ainsi peut s’établir entre ce que l’on fait et ce «pour – quoi» on le fait une relation de signifiant à signifié qui donne à nos actions une réelle signification.

Or, comme le fait justement remarquer Marx dans un texte célèbre du Capital tout travail obéit à un projet. Il préexiste dans l’esprit de celui qui l’accomplit et oriente son action qui n’est signifiante que parce qu’elle se dirige vers ce but élaboré préalablement.

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3/ « Sens » et direction : 

Car le sens, c’est aussi la direction, l’orientation de la vie et de l’action. Quoi que nous fassions, lorsque nous agissons c’est toujours dans un but précis, en orientant nos actes dans une certaines direction. C’est pourquoi un auteur comme Sartre a beaucoup insisté sur la notion de projet, exister pour l’homme c’est se «pro – jeter», se jeter en avant pour s’orienter dans une certaine direction et ainsi donner du sens à ce que l’on fait. C’est la capacité que nous avons de nous inscrire dans un devenir qui donne également sens à notre existence. Ce qui ne signifie pas pour autant que l’on néglige le présent et qu’à force d’anticiper l’avenir on passe à côté des satisfactions que l’on pourrait obtenir ici et maintenant.

Comme le fait remarquer Bergson, le présent n’est pas l’instant mais la durée, c’est-à-dire la conscience que nous avons simultanément du passé immédiat et de l’avenir proche. Avoir conscience du moment présent, c’est à la fois retenir le passé et se projeter dans l’avenir. C’est d’ailleurs pour cette raison que pour Bergson conscience rime avec mémoire, car un être qui oublierait instantanément ce qu’il vient de vivre serait également dans l’incapacité d’anticiper le futur et n’aurait aucune conscience du présent.

Si nous avons conscience du présent et si nous pouvons lui donner du sens, c’est parce que nous relions le passé et le futur pour construire le présent. C’est ce qui fait que chacun de nos actes est signifiant renvoyant à un signifié dont la présence est à venir.

Et c’est ici que la question du management peut trouver de quoi se ressourcer.

Si manager c’est diriger, il s’agit donc de donner du sens, d’être porteur de sens. La question se pose alors de savoir de quelle manière. Peut-on imposer ce sens ? Mais cela aurait-il encore du sens ?

N’est-ce pas plutôt dans une co-construction et un partage du sens que le management, tout en étant respectueux de la personne humaine et en raison de ce respect, gagnerait en puissance et en efficacité ?

Imposer le sens serait en effet ici un contresens et consisterait, pour le coup, à réduire le personnel que l’on dirige à son seul statut d’individu instrumentalisé en occultant totalement sa dimension de personne.

Or, si l’on part du principe qu’il ne peut y avoir d’efficacité dans le travail qu’à la seule condition que le personnel qui l’effectue soit motivé, on voit mal comment cette motivation pourrait venir d’une injonction extérieure dont la signification échapperait à celui qui l’exécute.

 

Aussi, manager est-ce expliquer, écouter, faire en sorte que le managé s’approprie le sens des actions qu’il doit accomplir. C’est donc en revisitant la notion de personne que nous pourrons penser un management à la fois plus humain et plus efficace, un management plus efficace parce que plus humain.

 

Lire la suite de cet article, le mois prochain…


Notes : 

[1] Daniel Cohen, Homo œconomicus, prophète égaré des temps nouveaux, Albin Michel, Paris, 2012, p. 206.

[2] On peut lire à ce sujet la critique du management par les valeurs développée par Alain Etchegoyen dans son livre : La valse des éthiques, Paris, François Bourin, 1991.

[3] Frédéric Lenoir, La guérison du monde, Fayard, Paris, 2012.

[4] On distingue en psychologie le corps propre du corps objet. Le corps objet, c’est le corps envisagé d’un point de vue purement anatomique, le corps humain en général, perçu de l’extérieur ; le corps propre désigne en revanche le corps vécu, le corps que chacun d’entre nous ressent et perçoit comme son corps avec toutes ses particularités.

[5] Maurice Merleau-Ponty, L’œil et l’esprit, Gallimard, Folio, réédition 1985, p. 21-22.

 


 

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Nous remercions vivement notre spécialiste, Eric, DELASSUS,Professeur agrégé (Lycée Marguerite de Navarre de Bourges) et  Docteur en philosophie, Chercheur à la Chaire Bien être et Travail à Kedge Business School , de partager son expertise en proposant des publications dans notre Rubrique Philosophie & Management, pour nos fidèles lecteurs de www.managersante.com 


Biographie de l’auteur :
Professeur agrégé et docteur en philosophie (PhD), j’enseigne la philosophie auprès des classes terminales de séries générales et technologiques, j’assure également un enseignement de culture de la communication auprès d’étudiants préparant un BTS Communication.
J’ai dispensé de 1990 à 2012, dans mon ancien établissement (Lycée Jacques Cœur de Bourges), des cours d’initiation à la psychologie auprès d’une Section de Technicien Supérieur en Économie Sociale et Familiale.
J’interviens également dans la formation en éthique médicale des étudiants de L’IFSI de Bourges et de Vierzon, ainsi que lors de séances de formation auprès des médecins et personnels soignants de l’hôpital Jacques Cœur de Bourges.
Ma thèse a été publiée aux Presses Universitaires de Rennes sous le titre De l’Éthique de Spinoza à l’éthique médicale. Je participe aux travaux de recherche du laboratoire d’éthique médicale de la faculté de médecine de Tours.
Je suis membre du groupe d’aide à la décision éthique du CHR de Bourges.
Je participe également à des séminaires concernant les questions d’éthiques relatives au management et aux relations humaines dans l’entreprise et je peux intervenir dans des formations (enseignement, conférences, séminaires) sur des questions concernant le sens de notions comme le corps, la personne, autrui, le travail et la dignité humaine.

 


 

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