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La santé peut-elle être appréhendée comme une notion éthique ? Le Professeur Eric DELASSUS nous explique (Partie 4/4).

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Nouvel Article écrit par Eric, DELASSUS, (Professeur agrégé Lycée Marguerite de Navarre de Bourges et  Docteur en philosophie, Chercheur à la Chaire Bien être et Travail à Kedge Business School). Il est co-auteur d’un nouvel ouvrage publié en Avril 2019 intitulé «La philosophie du bonheur et de la joie» aux Editions Ellipses,

N°44, Avril 2021

Relire la 3ème partie de cet article.

Le silence des organes

Chacun ici connaît la définition de Leriche, commentée par Georges Canguilhem, selon laquelle la santé se définirait comme « la vie dans le silence des organes ». Définition aussi pertinente que curieuse puisqu’elle semble oublier que dans la jouissance les organes ne sont jamais vraiment silencieux. Ce qui est fort heureux, sinon prendre du plaisir serait pathologique. Même la douleur peut, d’ailleurs, être signe de santé. C’est, par exemple, le cas pour l’athlète qui éprouve sa force dans l’exercice physique et qui en jouit.

L’absence de maladie

On pourrait pour résoudre cette difficulté définir la santé comme absence de maladie, mais cette définition présente le grand défaut d’être négative au sens logique du terme, elle définit la santé par ce qu’elle n’est pas, ce qui redouble la difficulté puisque nous sommes alors obligés de définir le terme opposé à celui que nous voulons définir, ce qui laisserait ici entendre que la maladie serait le parfait contraire de la santé et qu’il y aurait une différence de nature entre l’une et l’autre, ce qui, comme nous l’avons examiné précédemment ne va pas de soi. Sans tomber dans le ridicule de la formule du Docteur Knock auquel Jules Romains fait dire que « toute personne bien portante est un malade qui s’ignore », il est vrai que d’une part, comme cela a déjà été dit, on se sent toujours en plus ou moins bonne santé, et que d’autre part, on ne sent malade que lorsque l’adaptation au milieu devient difficile en fonction des activités que l’on désire exercer. Chacun définit ses propres normes de vie en fonction de la manière dont son désir s’exprime et se manifeste. La conception que se fera de sa santé un sportif de haut niveau ne sera certainement pas exactement la même que celle du musicien, de l’artisan ou de l’intellectuel. Parce que les chemins qu’ils ont emprunté sont différents, ils ont chacun besoin de développer et d’entretenir des capacités propres afin d’affirmer et d’exprimer chacun à leur manière leur puissance d’agir.

Le bien-être

On pourrait enfin, comme le fait l’OMS définir la santé en terme de bien-être :

La santé est un état de complet bien-­être physique, mental et social, et non pas

seulement l’absence de maladie et d’infirmité [1].

Définition que Dominique Folsheid et Jean-Jacques Wunenburger qualifient d’idéologique et totalitaire[2] dans la mesure où le bien-être y est présenté comme étant précisément une norme impérative qui ferait que tout mal-être serait pathologique et relèverait de la médecine. Il n’est pas certain cependant que l’amoureux éconduit puisse être considéré comme malade et il serait certainement déplorable d’un point de vue éthique qu’il en soit ainsi, même s’il est vrai que la tendance est aujourd’hui à la médicalisation de tous nos malheurs. Cette définition oublie donc qu’il y a des malheurs normaux, mais aussi qu’il peut y avoir un bien-être pathologique, celui de l’héroïnomane qui a sa dose, par exemple.

 

La puissance

Aussi, préférerai-je, en m’inspirant de Spinoza définir la santé en terme de puissance, c’est-à-dire comme la force par laquelle un individu persévère dans son être et agit.

L’un des concepts centraux de la pensée de Spinoza est celui de conatus, qui en latin signifie «effort », et qui donc désigne chez Spinoza l’effort par lequel une chose s’efforce de persévérer dans son être :

Chaque chose, autant qu’il est en elle, s’efforce de persévérer dans son être[3].

Cependant, cette traduction est à prendre avec précaution, car elle peut conduire à un contresens qui conduirait à assimiler le conatus à une tension de la volonté d’un sujet disposant d’un libre arbitre, ce qui est en totale opposition avec les principes mêmes de la philosophie de Spinoza.

Un autre contresens serait d’ailleurs possible et consisterait à faire du conatus une sorte de principe vital qui ferait glisser la pensée de Spinoza du côté du vitalisme, ce qui serait également en totale contradiction avec la conception du vivant qui se dégage de la pensée spinoziste et qui est plus proche d’une certaine forme de mécanisme.

Pour Spinoza, en effet, il n’existe qu’une seule réalité qui est la nature et l’homme est partie intégrante de cette nature aussi bien en tant que corps, qu’en tant qu’esprit, dans la mesure où le corps et l’esprit ne sont pas par nature distincts l’un de l’autre, mais sont deux expressions d’un même individu qui conduisent à deux perceptions possibles. Ainsi, je me perçois comme corps et je me perçois comme esprit, mais je ne perçois pas deux parties distinctes de mon être, je me perçois en totalité comme corps et en totalité comme esprit, puisque corps et esprit ne sont qu’une seule et même chose perçue de deux manières différentes.

L’homme, en tant que partie de la nature, est donc inscrit dans un réseau de causes et d’effets qui obéissent aux lois communes de la nature, il n’est pas comme il affirme dans la troisième partie de l’Éthique « un État dans l’État », il n’est pas régi par des lois qui lui seraient propres et qui s’opposeraient aux lois de la nature.

En conséquence, l’homme est soumis aux lois de la causalité naturelle, causalité qui est essentiellement et uniquement efficiente. Autrement dit, d’une part, il subit l’action de causes externes, d’autre part, en lui, les parties qui le constituent interagissent selon les mêmes lois de causalité. De plus, il exerce sur le monde extérieur une action en tant qu’il est lui-même cause. C’est en ce sens qu’il faut comprendre l’idée selon laquelle tout dans la nature affecte et est affecté.

Où, maintenant, placer le conatus, ou effort pour persévérer dans l’être, dans cette conception de la nature ?

Le conatus est précisément l’effet de ces lois de causalité à l’intérieur même d’un individu. Tout d’abord, il convient de préciser que lorsqu’on parle d’individu dans la conception spinoziste de la nature, il ne s’agit pas simplement de l’individu humain, ni même de l’individu vivant, il s’agit de toute chose singulière qui présente une relative unité du fait de la cohésion des parties qui la constituent. Il y a un conatus de la pierre, de mon stylo, comme il y a un conatus pour tel ou tel arbre ou pour tel ou tel être humain, et c’est précisément la solidarité, la cohésion entre les parties qui composent un individu qui constituent son conatus.

Car l’individu n’est pas pour Spinoza un être indivis, il est toujours à la fois composé et composant. Par exemple, mon corps est composé d’organes, qui eux-mêmes sont composés de cellules, qui elles-mêmes sont composées de molécules composées d’atomes et ainsi de suite.

Mais mon corps est également une partie de la nature tout entière. Autrement dit, ce sont la convenance entre toutes les propriétés des parties qui constituent un individu, les rapports de mouvement et de repos, de vitesse et de lenteur, qui maintiennent son unité et qui font que cet individu persévère dans l’être et est en mesure d’agir sur les autres corps qui lui sont extérieurs.

Mais, cet individu qui affecte, c’est-à-dire qui agit sur d’autres individus, est aussi affecté, et les affections qu’il subit peuvent renforcer ou affaiblir son conatus, c’est-àdire augmenter ou diminuer sa puissance d’être et d’agir. Ainsi, un air sain, des aliments nourrissants en quantité raisonnable, la présence d’amis, tout cela m’affectera positivement et augmentera ma puissance, en revanche un air vicié, un poison, une bactérie pathogène m’affecteront de telle manière que ma puissance diminuera. Dans ces conditions, on peut dire qu’être malade, c’est être affecté de telle sorte que ma puissance soit tellement diminuée que je ne sois plus capable d’agir sur mon milieu comme je le faisais auparavant. Et ce qui est vrai pour la maladie l’est aussi pour la mort qui ne peut venir que d’une cause externe :

Nulle chose ne peut être détruite que par une cause extérieure[4].

C’est pourquoi la mort, pour Spinoza, est contingente, non parce qu’elle pourrait ne pas arriver, mais parce qu’elle n’est la conséquence que d’une nécessité externe. La mort n’est pas inscrite dans mon essence, elle est accidentelle. C’est pourquoi j’ai pu dire dans mon livre sur l’Éthique de Spinoza et l’éthique médicale, que la maladie et la mort sont, pour Spinoza, des accidents inévitables. Cette expression peut être perçue comme un oxymore, mais chez Spinoza, elle ne l’est pas, la mort est accidentelle parce qu’elle résulte de l’effet des causes externes et inévitable parce que ces causes obéissent, quoi qu’il en soit à une nécessité.

Comme le disait Gilles Deleuze dans ses cours sur Spinoza « la mort vient toujours du dehors, jamais du dedans ».

L’intérêt de la philosophie de Spinoza est donc de permettre de penser la santé en terme de puissance d’être et d’agir, puissance que chacun est en mesure d’évaluer en fonction de la manière dont son désir, qui est la forme spécifique du conatus chez l’homme, s’exprime de façon singulière. Aussi, parce que chacun emprunte des chemins différents, chacun définit différemment ses normes de vie et c’est précisément en ce sens que la santé, en tant que puissance, en tant que puissance normative, est finalement un concept peut-être plus éthique que scientifique. En effet, qu’est-ce que l’éthique ? Sinon une méthode pour bien vivre reposant sur la définition de certaines normes de vie qui sont immanentes à la vie elle-même et qui sont, pour reprendre l’expression de Georges Canguilhem, des « exigences posées sur une existence[5]». On peut d’ailleurs rappeler ici qu’au sens étymologique la santé signifie le salut, ce qui nous sauve, on peut donc l’interpréter comme ce qui nous permet de vivre une vie qui mérite d’être vécue, une vie pleinement humaine. L’éthique, qui n’est pas la morale, en tant qu’elle désigne la recherche de ce que les anciens appelaient la vie bonne, n’est donc pas sans rapport avec la santé, au moins celle de l’esprit qui cherche à mener une vie qui ait du sens, et ce malgré l’éventualité ou la réalité de la maladie. Il est donc permis de penser le concept de santé comme un concept éthique, dans la mesure où l’on peut considérer qu’une éthique peut se définir comme un système de normes de vie. Si l’on considère, comme le pense Paul Ricoeur, que l’éthique se définit comme « la visée de la vie bonne », on peut en tirer comme conséquence que la santé, dans la mesure où elle est la capacité pour un individu de définir les normes de cette « vie bonne » n’est pas étrangère à l’éthique. La pensée de Paul Ricoeur permet d’ailleurs d’articuler éthique et morale, qui ne sont pas nécessairement opposées, la morale désignant la norme établie, la norme commune, alors que l’éthique désigne la visée de la vie pleinement humaine et qui vaut la peine d’être vécue. En général, la morale suffit à nous fournir les normes de vie nécessaire pour bien vivre, mais il est des circonstances dans lesquelles la morale commune ne suffit pas.

Je réserverai le terme d’éthique pour la visée d’une vie accomplie et celui de morale pour l’articulation de cette visée dans des normes caractérisées à la fois par la prétention à l’universalité et par un effet de contrainte[6].

Et Paul Ricoeur de poser la primauté de l’éthique sur la morale, principalement lorsque la morale conduit à des impasses éthiques, lorsque la morale ne peut répondre aux difficultés que l’on rencontre, l’éthique est alors primordiale. La maladie, la sienne ou celle des autres, est un exemple typique de ces situations pouvant donner lieu à des impasses éthiques. C’est alors qu’il faut recourir à notre puissance normative, c’est-à-dire à notre aptitude à produire des normes pour appréhender de telles situations, et c’est là qu’il faut certainement faire preuve d’une grande santé pour être en mesure de les affronter.

Par conséquent, si la santé est normativité, voir puissance de « faire craquer les normes », pour reprendre une expression de G. Canguilhem lui-même, elle possède indéniablement une dimension éthique. Ainsi, l’éthique qui résulte de la philosophie spinoziste, éthique qui est la conséquence de la compréhension par l’esprit des liens qui l’unissent à la nature tout entière, peut être interprétée comme production immanente de normes de vie. C’est pourquoi, comme j’ai essayé de la démontrer dans mon livre De l’Éthique de Spinoza à l’éthique médicale[7], la santé de l’esprit n’est pas totalement déterminée par celle du corps, même si comme l’affirme Spinoza l’esprit est « idée du corps ». Il est, en effet, concevable que, par la réflexion, sous diverses formes, une certaine « puissance dans la vulnérabilité » puisse se développer et s’exprimer. N’est-ce pas finalement ainsi que des penseurs comme Spinoza – qui souffrait de phtisie – ou Nietzsche – dont les pathologies paraissent innombrables – sont parvenus, malgré les maux qui les accablaient, à produire des oeuvres magistrales. Mais cela n’est pas seulement valable pour des individus d’exception, cela peut aussi valoir pour celui qui, malgré la maladie, parvient à produire quelque chose, même de minime, comme d’arracher un sourire ou un rire à un autre homme. Il y a donc bien une santé qui n’est pas incompatible avec la maladie, une santé au-delà des normes. Peut-être est-ce cela qu’il faut appeler avec Nietzsche la « grande santé » ?

Conclusion

On peut donc considérer à la suite de ce cheminement qui a principalement suivi les voies proposées par les pensées de Georges Canguilhem et Spinoza, que le concept de santé peut se penser au-delà des normes, comme le laisse entendre notre titre. Au-delà des normes dans la mesure ou la santé est avant tout normativité, c’est-à-dire capacité à définir des normes de vie, voire à les dépasser par l’exercice de cette puissance d’être et d’agir dont parle Spinoza. Et s’il est un auteur qui a peut-être bien exprimé cette conception de la santé, c’est certainement Nietzsche, lorsqu’il développe l’idée de « grande santé » dans le Gai savoir : la grande santé… celle qu’il ne suffit pas d’avoir, celle qu’on acquiert, qu’il faut acquérir constamment, parce qu’on la sacrifie sans cesse, parce que sans cesse il faut la sacrifier[8].

La grande santé qui n’est ni le bien-être, ni l’absence de maladie, mais précisément l’expression d’une puissance créatrice qui nous conduit parfois à nous mettre en danger pour exprimer les forces même de la vie. L’image qui illustre le mieux pour Nietzsche le détenteur de cette grande santé est celle du danseur qui joue sans cesse avec l’équilibre, qui est toujours à la limite de la chute, mais qui sans cesse se rétablit en définissant à chaque instant les normes lui permettant de se mouvoir dans l’espace. L’individu en bonne santé est peut-être justement comparable à ce danseur, capable d’aller jusqu’au limite, voire au-delà, de ce que son corps peut supporter pour satisfaire son désir, qui n’est autre que sa puissance d’être et d’agir, tandis que le malade est celui qui, comme l’écrit Canguilhem, se voit obligé d’adopter une autre allure de la vie. Mais peut-être faut-il voir dans la capacité d’un malade à adopter cette autre allure, à l’accepter et à la faire sienne, pour continuer à vivre malgré tout et à donner malgré tout un sens à son existence en définissant de nouvelles normes de vie, une expression de cette grande santé, d’une santé qui peut se manifester malgré la maladie.

Pour aller plus loin

[1] Préambule à la Constitution de l’O.M.S. adoptée par la Conférence internationale de la Santé, tenue à New

York du 19 juin au 22 juillet 1946, signée par les représentants de 61 États le 22 juillet 1946 et est entrée en

vigueur le 7 avril 1948.

[2] Dominique Folsheid et Jean-Jacques Wunenburger, « La finalité de l’action médicale », in Philosophie,

éthique et droit de la médecine, Paris, PUF, 1997, p. 146.

[3]  Spinoza, Éthique, troisième partie, proposition VI.

[4] Spinoza, Éthique, troisième partie, proposition IV.

[5] Georges Canguilhem, cité par Jacqueline Lagrée, Spinoza et le débat religieux, P.U. de Rennes, 2004, p. 192.

[6] Paul Ricoeur, Soi-même comme un autre, p. 201-202.

[7] Éric Delassus, De l’Éthique de Spinoza à l’éthique médicale, Presses Universitaires de Rennes, 2011.

[8] Nietzsche, Le gai savoir, trad. A. Vialatte, Paris, Gallimard, « Folio », 1950, § 382, p. 355.

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Nous remercions vivement notre spécialiste, Eric, DELASSUS, Professeur agrégé (Lycée Marguerite de Navarre de Bourges) et  Docteur en philosophie , co-auteur d’un nouvel ouvrage publié en Septembre 2018 intitulé « Ce que peut un corps » aux Editions l’Harmattan,  de partager son expertise en proposant des publications dans notre Rubrique Philosophie & Management, pour nos fidèles lecteurs de ManagerSante.com 

Biographie de l'auteur :

Professeur agrégé et docteur en philosophie (PhD), j’enseigne la philosophie auprès des classes terminales de séries générales et technologiques, j’assure également un enseignement de culture de la communication auprès d’étudiants préparant un BTS Communication.
J’ai dispensé de 1990 à 2012, dans mon ancien établissement (Lycée Jacques Cœur de Bourges), des cours d’initiation à la psychologie auprès d’une Section de Technicien Supérieur en Économie Sociale et Familiale.
J’interviens également dans la formation en éthique médicale des étudiants de L’IFSI de Bourges et de Vierzon, ainsi que lors de séances de formation auprès des médecins et personnels soignants de l’hôpital Jacques Cœur de Bourges.
Ma thèse a été publiée aux Presses Universitaires de Rennes sous le titre De l’Éthique de Spinoza à l’éthique médicale. Je participe aux travaux de recherche du laboratoire d’éthique médicale de la faculté de médecine de Tours.
Je suis membre du groupe d’aide à la décision éthique du CHR de Bourges.
Je participe également à des séminaires concernant les questions d’éthiques relatives au management et aux relations humaines dans l’entreprise et je peux intervenir dans des formations (enseignement, conférences, séminaires) sur des questions concernant le sens de notions comme le corps, la personne, autrui, le travail et la dignité humaine.
Sous la direction d’Eric Delassus et Sylvie Lopez-Jacob, il vient de co-publier un nouvel ouvrage le 25 Septembre 2018 intitulé ” Ce que peut un corps”, aux Editions l’Harmattan,   

DECOUVREZ LE NOUVEL OUVRAGE PHILOSOPHIQUE

du Professeur Eric DELASSUS qui vient de paraître en Avril 2019

Résumé : Et si le bonheur n’était pas vraiment fait pour nous ? Si nous ne l’avions inventé que comme un idéal nécessaire et inaccessible ? Nécessaire, car il est l’horizon en fonction duquel nous nous orientons dans l’existence, mais inaccessible car, comme tout horizon, il s’éloigne d’autant qu’on s’en approche. Telle est la thèse défendue dans ce livre qui n’est en rien pessimiste. Le bonheur y est présenté comme un horizon inaccessible, mais sa poursuite est appréhendée comme la source de toutes nos joies. Parce que l’être humain est désir, il se satisfait plus de la joie que du bonheur. La joie exprime la force de la vie, tandis que le bonheur perçu comme accord avec soi a quelque chose à voir avec la mort. Cette philosophie de la joie et du bonheur est présentée tout au long d’un parcours qui, sans se vouloir exhaustif, convoque différents penseurs qui se sont interrogés sur la condition humaine et la possibilité pour l’être humain d’accéder à la vie heureuse.  (lire un EXTRAIT de son ouvrage)

 

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