Les considérations cindyniques peuvent-elles aider à mieux piloter une “gestion de crise” sanitaire ? Le Docteur Jan-Cédric HANSEN nous explique avec l’affaire Lubrizol

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Article publié par notre nouvel expert, le Docteur Jan-Cédric HANSEN, Médecin Coordonnateur & Administrateur du  CHAG de Pacy-sur-Eure, membre du Collège Médical et du Comité Stratégique du GHT Eure-Seine-Vallée d’Ouche et membre de la Commission Régionale de Coordination Médicale (CRCM) de l’ARS de Haute Normandie.

Il est également membre du conseil d’administration britannique de StratAdviser Ltd et dirige la stratégie de la société depuis 2008. Il est membre du conseil d’administration de la Société française de médecine des catastrophes (SFMC) et un officier de réserve du bureau du chirurgien français.

 

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Le rappel des faits de l’incendie de l’usine Lubrizol pour  comprendre 

Pour comprendre les risques liés à l’exposition aux fumées dans le cas de l’incendie de l’usine LUBRIZOL et les annonces faites par les autorités, il convient de comprendre la nature de la composition des fumées et de distinguer deux situations d’expositions.

Les fumées d’incendie sont composées de nombreux gaz issus de la combustion responsable des flammes dans l’incendie, de particules plus ou moins fines issue de la pyrolyse engendrée par la chaleur de l’incendie que l’on appelle les suies et de la vapeur d’eau dégagée elle aussi par la chaleur de l’incendie.

Les gaz sont la plupart du temps incolores, les suies sont noires et la vapeur d’eau est blanche. Ce sont les variation de proportion entre les suies et la vapeur d’eau qui créent les nuances de gris de la fumée.

En l’espèce les fumées de l’incendie sont très noires car essentiellement constituées de suies et de gaz de combustion. Quand les lances à incendie des pompiers ont commencé à vaincre l’incendie les fumées se sont enrichies de vapeur d’eau et la couleur s’est progressivement éclaircie jusqu’au blanc.

Ce qui est potentiellement dangereux dans la fumée ce sont sa température, les gaz et les suies qui la compose. Les risques sont différents selon que l’on est exposé aux fumées sur le site même du foyer de l’incendie ou bien si on est exposé au panache de fumée à distance du foyer.

Sur le site même du foyer, la température de la fumée peut atteindre 700 degré Celsius  — voire bien au-delà — et causer à elle seule des lésions irréparables à type de brûlures internes (dans la bouche, la trachée et les poumons par exemple) ou de brûlures externes comme des brulures de la face, ou des poils de nez par exemple). Ces lésions viennent compliquer les conséquences des gaz et des suies.

À distance du foyer d’incendie la température de la fumée devient rapidement moins problématique et c’est la nature et l’abondance des gaz et des suies qui restent les plus dangereux.

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Les conséquences directes sur la santé de la population 

Selon leur nature et leur abondance (on parle de concentration) les gaz et les suies peuvent être incommodants, incapacitants ou létaux (mise en jeu du pronostic vital).

  • À une concentration incommodante, comme la fumée du barbecue qui nous revient au visage par surprise au moment ou on respire, on tousse, on pleure mais ça s’arrête là et on continue de surveiller la cuisson.
  • À une concentration incapacitante, on tousse, on pleure sans pouvoir s’arrêter et on ne peut plus continuer ce que l’on était en train de faire pendant plusieurs heures.
  • À une concentration létale des signes cliniques comme la confusion, la détresse respiratoire, le coma ou l’arrêt cardiorespiratoire peuvent s’installer et évoluer jusqu’à la mort si les équipes de secours et de soins n’interviennent pas rapidement.

Les suies sont en général essentiellement incommodantes et incapacitantes alors que les gaz peuvent être incommodants, incapacitants et surtout létaux.

À distance du foyer d’incendie les concentrations sont plus généralement incommodantes et incapacitantes sans mise en jeu du pronostic vital.

Bien évidemment les personnes fragiles comme les nouveau-nés, les personnes âgées dépendantes, les insuffisants respiratoire et/ou cardiaque et les fœtus dans le ventre de sur mère sont susceptibles de réactions particulières qui justifient qu’elle soient examinées par un médecin ou qu’elles consultent au moindre signe d’alerte ou modification de leur état de santé.

Les gaz les plus dangereux sont les dérivés du cyanure, les dérivés du souffre, le monoxyde de carbone et le dioxyde de carbone. Ce sont eux qui sont mesurés en priorité dans les fumées d’incendie par les pompiers.

À 3 jours de l’événement, les gaz sont largement dilués et dispersés tout comme la vapeur d’eau qui s’est condensée et qui est retombée sous forme de pluie.

Le problème qui reste posé est celui posé par les suies qui se sont déposées par sédimentation, par entrainement par les gouttes de pluies ou par l’effet de la turbulence du vent.

Ces suies sont composées de diverses substances issue des matières premières stockées sur le site de Lubrizol, des processus de synthèses effectués par l’usine et des constituants des moyens de stockage et des infrastructures de l’usine qui ont tous été plus ou moins altérés par le processus de pyrolyse de plusieurs heures engendré par l’incendie jusqu’à son extinction (hydrocarbures aliphatiques et aromatiques, plastiques, amiante, dioxine, .…).

Ces suies libèrent leurs composés volatiles responsable de l’odeur perçue lorsque l’on se promène en centre ville de Rouen ou encore à proximité du site de Lubrizol par exemple. Les composés liquides sont responsables de l’aspect irisée des flaques d’eau et les composés solides constitueront les poussières résiduelles.

Les composés liquides et solides sont potentiellement lipophiles et, s’ils se sont déposés sur les fruits et légumes des potagers et jardins ouvriers, ils risquent d’intégrer la chaîne alimentaire tout comme ceux qui se sont déposés sur les terres arables ou les forêts via les animaux sauvages prélevés par les chasseurs.

Il s’ensuit que les effets de cet accidents au niveau de la santé publique sont à mesurer par l’épidémiologie pendant de nombreuses années à l’aulne des délais d’apparition des cancers potentiellement induits, dans un contexte où, pour ce qui concerne les produits cancérigènes, il n’existe à priori pas de seuil de toxicité, une seule et unique exposition pouvant à elle seule — suivant la susceptibilité de chacun — déclencher, ou non, le processus tumoral qui ne se révélera que des années voire des décennies plus tard.

La communication erratique, parfois minimaliste pour ne pas dire inexistante, contradictoire à plusieurs reprise de ceux qui ont pris la parole (autorités, industriel, bloggers, …) augmente la confusion au lieu de permettre d’affronter la complexité de la situation.

Cet état de fait autorise tout un chacun, à titre individuel ou collectif, à rechercher les responsabilités sur le plan assurantiel, civil voire pénal.

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Comment le pilotage de cette crise aurait-il pu être appréhendé ?

Sur le plan du pilotage de cette crise, en l’état, force est de constater que les autorités ont confondu le fait générateur — l’incendie et son panache et sa cinétique propre — avec la crise/catastrophe à laquelle ils devaient faire face, sans en saisir toutes les dimension spatiales, temporelles, économiques, sociales, psychologiques, environnementales et sociétales.

Ayant visiblement oublié de catégoriser cette crise et d’en définir les critères de sortie pour en bâtir la stratégie d’accompagnement, le risque de ne plus pouvoir la piloter à très court terme est majeur.

Pour mémoire, le pilotage stratégique des crises repose sur le triptyque : « affronter — réguler — dépasser ».

Dans un contexte où les responsables — ceux désignés comme tels — n’ont pas défini/nommé la crise/catastrophe qui s’opérait, ils n’ont pas clarifié ce qu’il convenait d’affronter, de réguler et de dépasser.

Dès lors chacun construit sa propre représentation de l’événement et vit sa propre crise.

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Pour nommer la crise il eu fallut utiliser une approche taxonomique pertinente comme celle qui reconnait, pour la crise/catastrophe,

  • 3 causes distinctes et exclusives — “naturelles”, “industrielles” et “intentionnelles” et
  • 8+1 effecteurs — les 4 classiques : “Nucléaire”, “Radiologique”, “Biologique”, “Chimique” et 4 nouveaux : “explosion”, “projectile”, “glissement/effondrement”, “submersion/noyade” auquel il conviendrait peut-être d’ajouter “informatique” compte tenu des événements de 2017 (ceux ayant affectés le NHS britannique par exemple).

Les effecteurs se caractérisent par l’homogénéité des dégâts qu’ils génèrent sur les organismes qu’ils touchent et donc sur la cohérence des réponses préventives ou curatives que l’on peut apporter en fonction de la cause identifiée.

Bien évidemment, les 8+1 effecteurs peuvent se combiner à l’infini pour une cause donnée tout comme les 3 causes peuvent aussi se combiner entre elles.

En l’espèce et jusqu’à plus ample informée, l’événement de Lubrizol se catégorise par une crise/catastrophe « Industrielle » de type « Chimique ».

Ayant posé cela, et pour travailler sur les critères de sortie de cette crise/catastrophe, les dirigeants et pilotes de la réponse, pourraient amorcer une réflexion sur plusieurs champs dont, par exemple :

  • L’impact du stress — y compris et surtout en cellule de crise — sur les processus décisionnel avec notamment les états motivationnels comme le passage de l’état télique à l’état paratélique
  • Les enjeux de la prise de décision et le rôle du chevauchement des périmètres de “compétences”, de “responsabilités” et de “décisions” des acteurs et des impliqués
  • La clarification de ce qui dans la chaîne de commandement relève du tactique ou du stratégique.
  • Le Rôle/Influence du mécanisme générateur (naturel/industriel/intentionnel), de l’organisation sociale préexistante (lois/gouvernance/stratification sociale), du territoire touché (géographie/ressources/juridictions), de la “doxa” et de “l’épistémè”, dans la résilience des organismes au sens cindyniques

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En quoi l’approche cindynique apporte-t-elle une aide dans une gestion de crise de cette ampleur ? 

Il eu été de même enrichissant de reformuler les enjeux des prises de décisions face aux vulnérabilités et aux endommagements auxquels ces mêmes dirigeants et pilotes ont été, sont et seront encore confrontés, sur la base des 5 qualificateurs de l’hyperespace cindynique :

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  1. Finalités : A quoi sert de de mander des informations ou de transmettre des consignes/préconisations/instructions, quels sont leurs buts ? Quelles sont leurs raisons d’être ?
  2. Valeurs : Au nom de quoi ? Qu’est-ce qui guide le choix des informations, consignes, préconisations, instructions ?
  3. Règles : Qu’est-ce que les acteurs/décideurs du pilotage s’imposent, ce qui leur est imposé, ce qu’ils imposent aux autres ?
  4. Modèles : Comment les acteurs/décideurs/pilotes de la crise/catastrophe pensent que cela s’organise/fonctionne ? Quelle représentation se font-ils des enjeux ? Quelles représentations transmettent-ils aux autres ?
  5. Données : Quels sont les faits. Que savent-ils en tant qu’acteurs/décideurs/pilotes ? Quelle conscience ont-ils du degré de fiabilité et d’obsolescence des informations qui leur sont communiquées ?

En complément, les cindyniques, proposent de distinguer “Danger”, de “Risque”, de “Situations Cindynogènes”, de “vulnérabilité” et proposent le concept d’organisme au sens cindynique.

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L’organisme au sens cindynique est un ensemble d’éléments coordonnés entre eux et remplissant des fonctions déterminées, placé dans un environnement, au sein d’un milieu, dans un certain contexte, caractérisé par une organisation, une documentation, des acteurs et une production qui génère des flux et des interactions avec son milieu, son environnement et d’autres organismes, proches ou à distance.

Le danger est une situation où les propriétés intrinsèques (substances, structures, modalités, …) d’un élément en interaction avec un organisme, constituent une menace pour celui-ci en fragilisant — s’il est en état de vulnérabilité vis-à-vis de l’interaction — sa cohésion, son intégrité, sa sécurité, son fonctionnement, son existence.

Le risque résulte de la confrontation volontaire ou non — incertaine ou d’un terme indéterminée — d’un organisme à un danger, pouvant, en fonction de l’état de vulnérabilité — ou non — de l’organisme, engendrer (immédiatement ou à terme) soit un bénéfice (matériel ou moral), soit tout type de dommage (pour lui-même ou pour des tiers), soit les deux (simultanément ou séquentiellement).

La vulnérabilité au sens cindynique représente la propension d’un organisme à être exposé aux attaques physiques, organisationnelles ou psychiques et à en subir un endommagement secondaire à sa fragilité intrinsèque. Cette susceptibilité à être altéré, endommagé ou détruit résulte d’une capacité insuffisante de résistance de l’organisme à subir un dommage, laquelle dépend de facteurs techniques, cognitifs, culturels, socio-économiques, politiques, …

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Les Cindyniques étudient les évolutions des situations dans le but d’apprécier leur propension (tendance) à se diriger (évoluer) vers une zone plus ou moins dangereuse (caractère térébrant de la situation qu’elle soit technique, documentaire, organisationnelle ou sociale)

Les Cindyniques explorent, de fait, le jeu des interactions conduisant à des situations potentiellement cindynogènes par rapport à une situation de référence pour identifier des dangers impensables et en proposer des représentations.

Les cindyniques ne se contentent donc pas de multiplier une fréquence “probabiliste” avec une gravité “supposée” pour calculer une criticité “déterminante” en vue d’évaluer un risque. Les cindyniques évaluent le caractère térébrant des situations afin d’y apporter des solutions de résilience. Autrement dit, Les Cindyniques se distinguent de la logique de “sûreté” — et la complète — en ce sens qu’elles :

  1. intègrent la propension de toute situation à se diriger inéluctablement vers le désordre si elle est livrée à elle-même
  2. identifient la nature asymptotique de la prévention des risques basée sur la seule analyse des dangers matériellement perceptibles et d’une réponse purement technique ou procédurale
  3. reconnaissent l’importance du jeu des acteurs aux niveaux “global”, “individuel”, “interindividuel” et “organisationnel”, comme critiques
  4. constatent l’influence du contexte, des flux, de la dynamique et des interactions au sein d’une situation, sur la constitution d’un danger
  5. perçoivent l’existence de conditions additionnelles “imperceptibles” ou “impensables” susceptibles de renforcer le caractère cindynogène d’une situation
  6. postulent la nature multidimensionnelle du danger pour expliquer les précédents constats.

La situation térébrante dans laquelle est placée un organisme vulnérable le fait passer d’un état nominal à un état de tension critique au cours de laquelle des écarts et incidents s’intensifient, une certaine stéréotypie s’installe face à des alarmes/clignotants qui s’allument avec des intensités variées, des significations diverses (incidents/menaces), des interprétations divergentes (urgences ressenties ou vraies). Cette situation de tension critique appelle une réponse spécifique. Mais, bien souvent, l’organisme pérennise un sentiment de « maitrise incantatoire » entrainant, à terme, le report des mesures préventives, correctrices ou curatives. Cette “maitrise incantatoire” se pérennise souvent en raison de la pseudo-stabilité stochastique de la tension critique.

 

Contrairement aux idées reçues, il existe donc un corpus méthodologique pour affronter, réguler et dépasser une crise. Il suffit de s’en rendre familier pour que, lors de la perte de repère, de la désorganisation induite par l’irruption d’une crise/catastrophe, la prééminence de la « doxa » (le règne de la numerus et des peurs irraisonnées entre autre) cède rapidement le pas à « l’épistémé » (la préservation de la cohésion sociale et du fonctionnement des institutions par exemple).

Force est de constater qu’en l’état ce n’est pas la direction qui est prise.

Pour autant, il n’est jamais trop tard pour acquérir de nouvelles compétences et pour instaurer un pilotage stratégique pertinent à l’aide des outils issus des cindyniques.

 

Docteur Jan-Cédric HANSEN

Nous remercions vivement le Docteur Jan-Cédric HANSEN, Médecin Coordonnateur & Administrateur du  CHAG de Pacy-sur-Euremembre du conseil d’administration de la Société française de médecine des catastrophes (SFMC) et dirigeant de la société StratAdviser Ltd  depuis 2008. 

Il propose de partager son expertise en gestion de crise sanitaire pour nos fidèles lecteurs de www.managersante.com


Biographie de l’auteur : 
Le Docteur Jan-Cédric HANSEN est Médecin Coordonnateur & Administrateur du Centre d’Hébergement et d’Accompagnement Gérontologique du CHAG de Pac-sur-Eure.
Il est membre du Collège Medical de Territoire et du Comité Stratégique (COSTRAT) du Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) Eure-Seine-Vallée d’Ouche.
Membre du Comité de Pilotage (COPIL) de l’Espace de Réflexion Ethique de Normandie (EREN).
Chargé de cours en éthique et prévention des risques psychosociaux (Université de Normandie), Management, Marketing, Communication et Gestion de crise, et défense Chimique, Biologique, Radiologique et Nucléaire (CBRN) pour trois écoles d’ingénieurs (MinesNancy, Institut Fayol, IESTI) et l’IAE Lille.
Administrateur de StratAdviser Ltd société de conseil et de formation en pilotage stratégique de crise.
Administrateur de la Global Health Security Alliance (GloHSA) et de l’International Commission on Disaster Medicine (ICDM) et membre de la Société Française de Médecine de Catastrophe (SFMC).
Registered Cindynician Expert-Auditor for the CBRN Risk Mitigation CoE Initiative of the European Commission under EX2016D2.

 


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