La « place des femmes » dans l’organisation du travail est-elle encore « éprouvante » ? Marie PEZE propose son regard historico-clinique (1ère partie)

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Article rédigé par Marie PEZE,  Docteur en Psychologie, psychanalyste, expert judiciaire près la Cour d’Appel de Versailles.  Fondatrice du réseau Souffrance & Travail et auteure de plusieurs ouvrages, dont le dernier publié en 2017,  « Le burn-out pour les nuls » aux Editions First.

Elle intervient régulièrement pour l‘Association Soins aux Professionnels en Santé (SPS), qui organise ce Samedi 6 Octobre 2018, une 1ère Journée d’ateliers et d’échanges dédiée aux professionnels en santé pour prévenir leur vulnérabilisation, à l’Institut Supérieur de Gestion (Paris 16ème)


N°14, Octobre 2018


 

Quand la reconnaissance du « corps malade » au travail primait sur celle de la souffrance psychique :

Lorsque nous étions enfant, le travail était le territoire dans lequel nous entrerions plus tard, sans souci. Comme nos parents,  chacun d’entre nous allait gagner sa vie, la question ne se posait même pas. Le travail à l’époque, semblait être comme l’air qu’on respire, il y en avait partout.

En 1975, lorsque je commençais à travailler comme psychologue dans un service de chirurgie de la main, il était évident que perdre sa main au travail était dramatique pour les ouvriers qui arrivaient aux urgences. Leur avenir économique, professionnel et familial était brusquement remis en cause. Ils avaient peur de ne pas pouvoir retravailler.  Heureusement, l’équipe chirurgicale spécialisée était là qui réparait, suturait, greffait et reconstituait ces mains détruites.

Bien sûr, certains patients ne guérissaient pas. Trop abîmés. Parce que l’accident de travail  traumatise et que le travailleur peut ne plus trouver en lui la force d’affronter le danger et donc la peur des chantiers. Parce que l’accident rencontre quelquefois la dynamique de la vie personnelle et sert alors de territoire de repli. Mais pour la plupart, l’urgence était de reprendre  le travail qui garantissait le statut d’homme libre, gagnant sa vie, nourrissant sa famille.

Le monde du travail était lointain, peu perceptible. Ses dégâts ne concernaient que le corps physique. De temps en temps, un employeur accompagnait son salarié blessé, soucieux de la gravité de ses lésions et de sa récupération. Quelquefois, un employeur se glissait, à l’heure des visites, au lit de son salarié fraîchement réveillé de son anesthésie, pour lui faire signer des feuilles de papier en blanc qui attesteraient, plus tard, qu’il construisait une étagère chez lui avec la scie circulaire du patron. Les deux cas de figure étaient anecdotiques et alimentaient nos conversations.

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Si le travailleur ne guérissait pas, si ses douleurs flambaient à la dernière consultation avant la reprise du travail, c’est qu’il cherchait des bénéfices secondaires dans l’arrêt maladie, qu’une problématique personnelle entravait la guérison. Je sortais mon tiroir psychanalytique ou mon tiroir psychosomatique.

Tout paraissait si clair, tout avait une explication.

Quant à ceux qui étaient en arrêt depuis des mois, c’est qu’ils s’étaient enfoncés dans la sinistrose ou bien truandaient la sécurité sociale. Je caricature à peine. Nos positions scientifiques étaient moralisatrices (donc peu scientifiques). Mais c’était le plein emploi, si on ne travaillait pas, c’est qu’on était paresseux. Ou névrosé. Ou revendicateur.

Nos pseudo-perceptions scientifiques étaient bien sûr des perceptions communes, collectives, construites par le discours ambiant, par nos a priori et nos stéréotypes. Ces perceptions étaient partielles et orientées, nous ne le savions pas. « Le savoir se construit, l’ignorance aussi »[1].

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Quand le syndrome du « canal carpien » chez les femmes révélait des signes de souffrance psychique au travail :

Parmi les pathologies opérées dans l’équipe, une des plus simples, le canal carpien, s’effectuait par centaines chaque année. Le syndrome du canal carpien est une des affections les plus fréquentes et les plus banales en chirurgie de la main. L’intervention est simple, les suites sans complication.

A partir de 1985, de nombreuses patientes opérées d’un banal canal carpien revinrent, insatisfaites, ayant encore mal. Elles énonçaient un échec postopératoire dont il fallait bien chercher les raisons.

Consciencieux et un peu scientifiques, nous fîmes  alors une étude pluridisciplinaire sur une cohorte de 145 patientes.

Ces femmes frappaient mon regard lorsqu’elles entraient en salle de consultation. Leurs yeux  étaient si vides, si las, si soumis, si peureux. La lecture d’une silhouette peut dégager une lancinante impression d’usure. Le modelage d’un corps ne se fait-il pas au fil des ans, traduisant les choix existentiels, les aléas de la vie, l’affaissement musculaire des défaites et des échecs, l’abandon dépressif du combat, les empreintes du travail ? Ces femmes mettaient en avant une main symptôme, saturée de fourmillement, insomniante, gênante dans tous les travaux dits féminins, douloureuse au travail.

Il fallut resituer le syndrome du canal carpien dans l’ensemble plus vaste de ce que l’on appelait les troubles musculosquelettiques (TMS).[2]

Qu’arrivait-t-il à ces femmes pour que leurs mains soient en souffrance ?

Bien sûr, du côté du parcours personnel, il y avait de quoi faire. Il serait illusoire de penser que nous laissons notre histoire personnelle accrochée sur un cintre, dans les vestiaires de notre lieu de travail. Le travail est un des pôles majeurs d’expression de l’identité et on ne peut le réduire à la simple exécution de la tâche prescrite. Faire l’impasse sur le sens du travail reviendrait à en dénier le caractère d’activité humaine mobilisant non seulement les compétences intellectuelles et/ou manuelles du sujet mais aussi sa personnalité tout entière, consciente et inconsciente. Le travail offre à chacun l’occasion de poursuivre son questionnement intérieur et de continuer à tracer son histoire.

L’arrivée des enfants à l’adolescence, puis leur départ de la maison imposaient un deuil véritable d’une fonction maternelle hautement investie et laissaient ces femmes dans un désarroi réel quant à leur identité. Qui ou quoi mettre à la place du don de soi à sa famille, à ses enfants, quand les activités personnelles n’ont jamais été valorisées voire même pensables ?

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Quand les tâches « répétitives  » et éprouvantes des femmes étaient peu reconnues dans les organisations du travail :

Mais ces femmes travaillaient toutes aussi sur des postes d’exécutantes : agent d’entretien en crèche,  aide-soignante, assistante maternelle, femme de ménage, repasseuse en milieu professionnel, caissière de supermarché, hôtesse d’accueil, secrétaire … Elles exprimaient toutes un sentiment de dévalorisation dans l’exercice de leur métier. Elles étaient peu regardées, sinon par des supérieurs hiérarchiques le plus souvent féminins, peu reconnues dans le quotidien de leurs gestes.

La situation de travail agit sur l’économie psychique à plusieurs niveaux : Si la tâche est porteuse d’un contenu symbolique, elle permet au sujet d’exprimer son montage pulsionnel spécifique. Si le travail permet aussi, en dépit des contraintes du réel et de l’organisation, un exercice inventif des corps, il devient source de plaisir et de sublimation.

Psychisme et main agissent de concert pour une production valorisante.

Mais si l’individu, de par la pauvreté manuelle ou mentale de sa tâche, de par le verrouillage de l’organisation de son travail, ne peut rien investir de ses ressorts personnels et ne peut donc trouver  dans le regard d’autrui un jugement narcissiquement soutenant, il y aura souffrance.

Le travail répétitif implique l’utilisation d’automatismes dans un divorce total entre la main et l’imaginaire.

L’absence de signification, l’inutilité des gestes à accomplir façonnent une image de soi terne, enlaidie, misérable. L’appareil mental est directement affecté par l’organisation du travail.

Comment s’étonner que faire travailler les mains à des gestes vides de sens soit source de pathologie ?

Le facteur professionnel était regardé avec suspicion à l’époque !

  • D’une part, en raison de la difficulté pour des chirurgiens de démontrer le lien entre TMS et poste de travail. Un chirurgien ne met pas les pieds dans une usine.
  • D’autre part, parce que le canal carpien pris en charge dans le cadre de la maladie professionnelle, mettait indubitablement beaucoup plus de temps à guérir et présentait nettement plus de complications. Nous pensions que ces ouvrières tiraient des bénéfices secondaires de leur arrêt-maladie. Et puis c’était des femmes !

Quand je relis ce que nous écrivions, j’ai un peu honte :

« Le type morphologique féminin le plus courant implique de manière générale 30 % de masse musculaire en moins, une répartition particulière des masses graisseuses, le volume et le poids des seins. Le type de morphologie est lié aux facteurs hormonaux qui sont omniprésents dans la vie d’une femme et scandent sa construction tant biologique que psychologique (puberté, grossesse, ménopause). Il faut souligner la fréquence de l’oedême du bout des doigts et des gaines des fléchisseurs en post-partum (grossesse). On voit également survenir des modifications du comportement alimentaire provoquées par la crise de milieu de vie et la crise biologique hormonale ménopausique. Elles conduisent la patiente à augmenter sa ration calorique quotidienne tandis que les dépenses énergétiques diminuent avec la sédentarité. 44 % des femmes estiment avoir pris en moyenne 7 à 8 kg au moment de la ménopause, au niveau abdominal essentiellement (morphotype androïde). »

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Les modèles de perception de la réalité sont dictés par les champs professionnels dans lesquels nous évoluons. Notre lorgnette était guidée par les modèles en vigueur : génétique, anatomique, moralisateur… et sexiste. De toute évidence, nous  avions regardé le travail avec des œillères et pas  avec les bonnes lunettes. Les contraintes du travail peuvent s’avérer supérieures aux capacités fonctionnelles individuelles et entraîner un déséquilibre. Si celui-ci perdure, les contraintes tissulaires entraînaient une fatigue, des déchirures, des ruptures, des troubles ischémiques et des compressions. Si les processus physiologiques de réparation ne corrigent pas ces déséquilibres, les symptômes, de gravité croissante,  étaient de moins en moins réversibles.

Penser à  regarder le symptôme organique comme pouvant être la conséquence du travail était impensable l’époque. Mais en rejetant le travail par agacement, par postulat thérapeutique ou plus souvent par cécité théorique, nous  risquions d’évacuer sans le savoir des pans entiers du fonctionnement corporel et identitaire de nos patients, induisant un clivage préjudiciable à leur traitement. Nous les soignions entre les murs d’un hôpital pour les renvoyer ensuite dans le milieu où leur pathologie avait vu le jour.  C’était une vue court-termiste.

Seule l’analyse du rapport subjectif que nous entretenons tous avec le travail, seule la compréhension clinique de ce qu’il mobilise de notre corps, de notre intelligence, de notre itinéraire personnel, de notre besoin de reconnaissance, permet de sauvegarder  l’unité des patients, déjà tant malmenée par l’organisation parcellisée de notre système de soins.

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Quand le travail des femmes était caractérisé par une activité « subalterne », et moins qualifiée :

Mais très vite, au delà des contraintes physiques de ces postes de travail, pour comprendre pourquoi ces femmes, et seules les femmes, étaient visées par les TMS, je dus élargir mon modèle de perception et regarder  la répartition des métiers avec les lunettes de Danièle KERGOAT.

Il faut redire qu’il existe une gestuelle spécifiquement féminine. L’identité sexuelle, l’identité de genre se doivent d’être traduites par des attitudes, des postures spécifiques. Les injonctions maternelles à la petite fille vont dans le sens des mouvements fermés : tenir ses genoux serrés, ne pas écarter les jambes, ne pas trop « bomber »  le torse…

La spécificité des activités musculaires féminines se double de celle de leur attitude morale, socialement encouragée. Dans notre société, il échoit aux femmes les métiers d’assistance, du care dit-on maintenant, la prise en charge de la saleté, de la maladie, de l’enfance, de la vieillesse, de la mort. A la fois symboliquement et physiquement, on attend d’une femme  qu’elle soit penchée vers l’Autre. Les femmes, dans la division sexuelle des métiers, sont donc assignées aux postes ayant un lien avec l’autre, souvent déqualifiés, peu rémunérés puisque les compétences féminines que la femme possède par nature n’ont pas à s’acquérir dans des formations spécifiques.

Si les femmes sont la cible privilégiée des TMS, ce n’est pas tant à cause de leur morphologie ou des facteurs hormonaux qui scandent leur construction biologique et psychologique que parce que l’organisation du travail les exclut massivement de la conception et de la décision.

Aux hommes les métiers du risque (bâtiment, route, découverte) conservant les valeurs viriles traditionnelles, le travail des matières nobles, les postes de responsabilité, de conception. Et au cœur même de la parcellisation du travail, les tâches variées, complexes, demandant des connaissances provenant de formations professionnelles donnant choix à qualification et promotion.

Aux femmes les métiers de soin aux enfants, aux vieillards, aux malades. Les tâches simples, statiques, monotones, répétitives ne requérant aucune qualification reconnue comme telle, mais nécessitant minutie, patience et rapidité à la fois.

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Quand la « division sexuelle » du travail persiste au détriment des femmes :

On voit donc se perpétuer les principes de la division sexuelle du travail  théorisée par Daniele Kergoat[3].  Cette division sexuelle du travail a pour caractéristique :

  • l’assignation prioritaire des hommes à la sphère productive et des femmes à la sphère reproductive,
  • la captation par les hommes des fonctions sociales à fortes valeurs ajoutées (politiques, religieuses, militaires..) avec deux principes organisateurs :
  • il y a des travaux d’hommes et des travaux de femmes,
  • un travail d’homme vaut plus qu’un travail de femme.

Si les femmes ont pu pénétrer toutes les sphères professionnelles masculines, toutes les études, répétitivement, soulignent la persistance de la répartition sexuée du travail productif et/ou reproductif, l’absence récurrente de valorisation sociale de ce dernier avec pour corollaire la surdité de l’organisation du travail à la charge temporelle et mentale des « impondérables » familiaux qui incombe systématiquement aux femmes.

Les absences  qui en découlent, tout comme les congés maternité, ne relèvent-ils pas de « l’absentéisme féminin » ?[4]

Les femmes tiennent la contradiction entre d’un côté, le désir affirmé de travailler et de l’autre, d’assumer la sphère familiale, sans se plaindre, de surcroît. Si plus personne ne conteste le droit au travail pour les femmes, leur place est tolérée à condition que la prise en charge des enfants et de la vie domestique soit assurée et  invisible.

L’organisation du travail au masculin neutre a donc peu de compréhension pour les difficultés spécifiques que rencontrent les femmes qui veulent conjuguer vie professionnelle et vie familiale. Bien pire, le chef d’entreprise se charge de rappeler à une femme qu’il embauche, qu’elle aura des enfants, des règles, une ménopause qui la rendront moins disponible qu’un homme sur le même poste.

Lire la suite de cet article le mois prochain…


Pour aller plus loin : 

[1] Jean-Baptiste FRESSOZ, l’apocalypse joyeuse, une histoire du risque technologique, Seuil, 2012.

[2] Si l’on s’en tient à la définition la plus académique et la plus large de la pathologie qui nous préoccupe, on désignera sous les termes de TMS liés au travail, un ensemble d’affections des tissus mous périarticulaires (muscles, tendons, gaines, synoviales, bourses séreuses, micro vascularisation, nerfs) des membres et du dos survenant chez des travailleurs.  Les mécanismes en cause sont complexes et font intervenir à la fois des phénomènes mécaniques, inflammatoires, vasculaires et dégénératifs, dans des proportions probablement différentes selon les structures périarticulaires en cause et les régions anatomiques concernées.

[3] Danièle KERGOAT, sociologue, directrice de recherche au CNRS, directrice de collection « le genre du monde », la Dispute, se battre disent-elles, La Dispute, 2013

[4] Pascale MOLINIER, l’énigme de la femme active, Payot, 2003

Lire la suite de cet article le mois prochain…

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Nous remercions vivement notre spécialiste, Marie PEZE , psychanalyste et docteur en psychologie, ancien expert judiciaire (2002-2014), est l’initiatrice de la première consultation « Souffrance au travail » au centre d’accueil et de soins hospitaliers de Nanterre en 1996. À la tête du réseau des consultations Souffrance et Travail, ouvert en 2009 le site internet Souffrance et Travailpour partager son expertise en proposant sa Rubrique mensuelle, pour nos fidèles lecteurs de www.managersante.com 

 


Biographie de l’auteure :
Docteur en Psychologie, psychanalyste, expert judiciaire près la Cour d’Appel de Versailles. Responsable de l’ouverture de la première consultation hospitalière « Souffrance et Travail » en 1997, responsable du réseau des 130 consultations créées depuis, responsable pédagogique du certificat de spécialisation en psychopathologie du travail du CNAM, avec Christophe Dejours. En parallèle, anime un groupe de réflexion pluridisciplinaire autour des enjeux théorico-cliniques, médico-juridiques des pathologies du travail qui diffuse des connaissances sur le travail humain sur le site souffrance-et-travail.com Bibliographie : Le deuxième corps, Marie PEZE, La Dispute, Paris, 2002. Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés, Pearson, Paris, 2008, Flammarion, collection champs en 2009 Travailler à armes égales, Pearson, 2010 Je suis debout bien que blessée, Josette Lyon, 2014

 

AGENDA 2018 :

Les prochaines Conférences à ne pas manquer

avec, notre experte-auteure,  Marie PEZE :


 

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Un cycle de conférences-débats organisé par l’association Cafés Théma

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Informations pratiques et conditions d’entrée :


[PLATEFORME D’ÉCOUTE TÉLÉPHONIQUE  SPS NATIONALE]

 

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[JOURNÉE D’ATELIERS, Paris, le 6 Octobre 2018]

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  • L’Association Soins aux Professionnels en Santé (SPS), organise Samedi 6 Octobre 2018, une 1ère Journée d’ateliers et d’échanges dédiée aux professionnels en santé pour prévenir leur vulnérabilisation, à l’Institut Supérieur de Gestion (Paris 16ème) : cette première journée d’ateliers et d’échanges a pour but de mettre à jour des initiatives de prévention et d’informer les praticiens sur les comportements vertueux à adopter pour préserver leur santé.

[Notre plateforme www.managersante.com,  s’associe aux l’initiatives de SPS en qualité de partenaire média digital  et sera présent lors de cet événement]

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2 commentaires sur “La « place des femmes » dans l’organisation du travail est-elle encore « éprouvante » ? Marie PEZE propose son regard historico-clinique (1ère partie)

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