Le Travail est-il porteur de “sens” ? entre aliénation et liberté, un vrai défi éthique pour le manager, selon le Pr Eric DELASSUS


N°20, Janvier 2019


Article écrit par Eric, DELASSUS, (Professeur agrégé (Lycée Marguerite de Navarre de Bourges et  Docteur en philosophie, Chercheur à la Chaire Bien être et Travail à Kedge Business School). Il vient de co-publier un nouvel ouvrage le 25 Septembre 2018 intitulé “Ce que peut un corps”aux Editions l’Harmattan, sous la direction d’Eric Delassus et Sylvie Lopez-Jacob.  Ses recherches portent plus particulièrement sur des questions d’éthique (médicale, managériale, ou sur les nouvelles technologies) et les usages actuels de la philosophie de Spinoza. 

Relire la 5ème partie de son article

Il y a de toute évidence un ambivalence du travail dans la mesure où ce dernier est perçu comme une peine, voire une souffrance, ce que laisse entendre son étymologie – le mot travail vient du latin tripalium qui désigne un instrument de torture – mais selon un autre point de vue le travail est aussi perçu comme une source d’épanouissement personnel et de liberté.

Alors qu’aujourd’hui le travail est fortement valorisé, il a longtemps été considéré comme une activité méprisable parce qu’il était perçu comme la soumission à la nécessité des choses avant d’être perçu comme une activité productrice et créatrice. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il était réservé aux esclaves

Genèse du travail 

Et il ne faut pas ici inverser les causes et les effets, comme le souligne Hannah Arendt dans La condition de l’homme moderne, ce n’est pas parce que le travail était réservé aux esclaves qu’il était méprisé, mais au contraire parce qu’il était jugé comme une activité méprisable qu’il était destiné aux esclaves :

Dire que le travail et l’artisanat étaient méprisés dans l’antiquité parce qu’ils étaient réservés aux esclaves, c’est un préjugé des historiens modernes. Les anciens faisaient le raisonnement inverse : ils jugeaient qu’il fallait avoir des esclaves à cause de la nature servile de toutes les occupations qui pourvoyaient aux besoins de la vie[1].

Cependant cette situation, bien qu’ayant perduré pendant des siècles, va se trouver renversée à l’époque moderne. Ce renversement obéit à la logique révélée par Hegel dans sa fameuse «dialectique du maître et de l’esclave» développée dans la Phénoménologie de l’Esprit. En effet, l’une des principales thèses développée par Hegel dans ce texte est que le travail joue un rôle libérateur dans la mesure où l’esclave produit par son travail un monde dans lequel le maître finit par se sentir complètement étranger. Ainsi, ne maîtrisant plus le monde dans lequel il vit, il devient totalement dépendant de l’esclave qui devient le maître du maître. C’est, dans une certaine mesure, ce processus qui fut à l’œuvre au cours des révolutions bourgeoises des XVIIIème et XIXème siècle lorsque la bourgeoisie qui était parvenue par son travail à conquérir le pouvoir économique a mis fin aux privilèges d’une aristocratie qui n’ayant plus de raisons d’être s’est trouvée balayée par le vent de l’histoire.

Car le monde humain est essentiellement le produit du travail humain, non seulement l’homme travaille pour se libérer de sa dépendance vis à vis de la nature et de la précarité que celle-ci lui impose, mais il travaille également pour produire un monde dans lequel il se reconnaît et exprimer sa puissance d’être et d’agir. Le travail est confrontation au réel et c’est en exerçant sa capacité à affronter la résistance de la matière – que cette matière soit physique, sociale ou même intellectuelle, conceptuelle ou idéelle, nous entendons ici par matière un donné à transformer – que l’homme se réalise et se construit. Pour reprendre une formule empruntée à Emmanuel Mounier :

Tout travail, travaille à faire un homme autant qu’une chose.

Cependant, si le travail construit l’homme, il peut aussi le détruire, et selon la manière dont il est pratiqué et organisé il peut contribuer à faire un homme libre autant qu’un esclave. La clé du bonheur humain ne situe certainement pas dans la fin du travail comme certains l’ont prophétisé, mais dans la recherche d’une manière de travailler qui résoudra ce paradoxe qui traverse l’histoire humaine et qui consiste en ce qu’une activité initialement libératrice peut également être la source des nombreuses aliénations.

C’est pourquoi la rationalité qu’il faut mettre en œuvre dans l’organisation du travail ne doit pas se réduire à l’usage d’une raison purement instrumentale qui gère les hommes comme des choses, mais doit être celle d’une raison qui pense le travail de telle sorte que ceux qui l’accomplissent se l’approprient et y trouve une réelle source d’épanouissement tant collectif que personnel.

Aussi faut-il revenir sur les logiques tayloristes ou fordistes qui ont contribué à réduire l’homme au travail au simple rang de moyen.

L’homme au travail : un moyen ou une fin ?

Comme cela a déjà été souligné, travailler c’est produire un monde et par là même produire l’homme lui-même. Aussi s’interroger sur le sens du travail, sur le sens au travail, réfléchir sur la manière d’organiser le travail afin qu’il prenne sens, c’est au bout du compte se demander : quel homme voulons nous pour demain ?

La question du travail est principalement anthropologique. Le meilleur moyen de ne pas perdre pied lorsque l’on est pris dans le déroulement d’une action c’est de s’arrêter et de se demander pourquoi on l’accomplit, de s’interroger précisément sur le sens de ce que l’on fait, sur ce à quoi on est relié par ce que l’on fait et surtout à qui l’on est relié. Si, en se posant ces questions, on finit par s’apercevoir que la dimension humaine de ce que l’on fait a disparu, c’est certainement que quelque chose ne va pas.

Penser le travail de demain, cela doit nécessairement passer par un renversement des priorités, autrement dit, ne plus mettre les hommes au service de l’entreprise et de l’économie, mais mettre l’entreprise et l’économie au service des hommes.

Il y a, certes, des exigences de rentabilité et de compétitivité qui imposent des manières de faire, mais ne faut-il pas aussi se dire que ces exigences, c’est aussi au service des hommes qu’on doit les satisfaire.

Il faut donc éviter de tomber dans une sorte de logique sacrificielle qui immolerait l’homme sur l’autel de la rentabilité. Il ne faut pas oublier que le monde du travail et des échanges appartient comme l’écrit André Comte Sponville[2] à l’univers des moyens que l’on met en œuvre, c’est-à-dire à l’univers de la technique, et qu’il est toujours nécessaire de s’interroger sur les fins que l’on poursuit à l’aide des moyens que l’on invente et que l’on utilise. Il est indispensable de réfléchir à notre maîtrise des choses et des autres pour éviter que les moyens que nous utilisons nous dictent notre conduite, c’est là une des dérives principales de notre univers dominé par la technique.

Il nous faut donc inventer et réinventer régulièrement notre manière de travailler pour sans cesse redonner du sens au travail, pour qu’il devienne et qu’il demeure une activité dans laquelle les hommes ne seraient pas réduits à leur seule dimension de moyen mais continuerait également à avoir valeur de fin. Il faut donc pour que le travail prenne sens et que le sens du travail ne nous échappe pas, travailler avec et pour les autres et non pas seulement faire travailler les autres. C’est à cette seule condition que le travail pourra être perçu comme une activité dans laquelle une certaine forme de liberté pourra s’exprimer.

Si le travail est par définition l’une des activités essentielles de l’homme et que par elle il se sépare de l’animalité en se détachant de la satisfaction immédiate des besoins premiers pour produire non seulement ce qui est utile à sa vie (ce qui correspond selon Marx à une forme du travail qui ne s’est pas encore totalement dépouillé de sa dimension naturelle), mais surtout qui consiste dans la réalisation d’un projet :

Mais ce qui distingue dès l’abord le plus mauvais architecte de l’abeille la plus experte, c’est qu’il a construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans la ruche. Le résultat auquel le travail aboutit préexiste idéalement dans l’imagination du travailleur. Ce n’est pas qu’il opère seulement un changement de forme dans les matières naturelles; il y réalise du même coup son propre but dont il a conscience, qui détermine comme loi son mode d’action, et auquel il doit subordonner sa volonté[3].

Le travail n’est pas, à la différence de l’activité animale qui satisfait un besoin vital, une activité instinctive, mais une activité réfléchie. Comme le précise Marx dans le même texte extrait du Capital, le plus mauvais des architectes surpasse toujours la plus habile des abeilles par le simple fait que ce qu’il construit il le conçoit auparavant tandis que l’abeille ne fait qu’obéir aveuglément à son instinct.

C’est d’ailleurs cette dimension d’extériorisation qui est à l’origine de la joie que peut procurer le travail. Joie qui accompagne à la fois l’accomplissement d’une tâche et la contemplation de son aboutissement. Et il ne faut pas ici confondre la joie et le plaisir, l’effort pour accomplir une tâche peut être douloureux, il n’en est pas moins source de joie lorsque le résultat escompté est atteint.

En contemplant le fruit de son travail, l’homme se contemple en un certain sens lui-même, puisqu’il perçoit à l’extérieur de lui-même ce qui d’abord a été conçu intérieurement, il y a donc ici une dimension d’extériorisation, d’expression et d’objectivation dans le travail. Ce qui n’est d’abord qu’une activité subjective, la conception de l’objet, se trouve objectivé, jeté devant soi, par sa réalisation dans la matière.

Cependant ce caractère du travail n’apparaît pas toujours et l’organisation du travail peut priver le travail de cette dimension pour le réduire à une tâche mécanique dans laquelle le travailleur n’a quasiment plus besoin de faire appel à sa pensée pour accomplir la tâche qui est la sienne.

C’est ce qu’a, par exemple, produit le taylorisme illustré magistralement par Charlie Chaplin dans Les temps modernes, lorsque l’on voit Charlot happé par la machine et devenir comme l’un de ses rouages. Le travail à la chaîne donne lieu à ce que le sociologue Georges Friedman a appelé un «travail en miettes[4]», c’est-à-dire tellement parcellisé, tellement divisé qu’il n’est plus le travail de personne et que le travailleur ne se reconnaît plus dans ce qu’il fait. Le travail devient alors un travail aliéné, un travail qui produit un objet vis à vis duquel le travailleur se sent étranger et qui ne lui appartient plus. Le travail n’a plus alors d’autre fonction que de permettre au travailleur de gagner sa vie, ce qui fait que pour reprendre un slogan qui a fait florès lors du mouvement de contestation de mai 1968, il «perd sa vie à la gagner».

En conséquence le travail perd sa dimension libératrice et son véritable sens se dissout. Les formes du travail ont certes évolué depuis Charlie Chaplin, et même depuis les travaux de Friedman, mais ce qu’ils nous enseignent doit malgré tout rester présent en nos esprits.

Ce qu’il nous faut retenir c’est que dans le monde du travail l’homme ne se réduit pas à sa dimension de moyen et que le but ultime de toute entreprise est le bien de l’homme lui-même. Autrement dit, la fin du travail n’est autre que l’homme lui-même.

Il semble donc nécessaire de toujours penser l’organisation du travail en ayant à l’esprit le souci de ne pas faire perdre au travail sa dimension libératrice, pour qu’il soit aussi l’activité par laquelle l’homme, non seulement produit des biens et des services, mais se produit aussi lui-même en exprimant pleinement sa puissance d’être et d’agir. Certes, le travail n’est pas la seule activité susceptible de donner du sens à la vie, il y a fort heureusement bien d’autres domaines dans lesquels le désir peut trouver l’occasion de se déployer comme puissance d’être et d’agir (la famille, les loisirs, la vie associative, etc.), mais le travail n’est pas non plus totalement étranger à la vie, il en est l’une des composantes.

L’homme libre est celui qui ne travaille pas seulement pour gagner sa vie, qui ne vit pas que pour son travail, mais qui vit aussi par son travail. Le travail est pour lui une occasion de s’exprimer et de se réaliser comme une personne entreprenante, créative, ayant une vie sociale riche et épanouissante.

Le management comme démarche donatrice de sens

À la lumières de ces quelques analyses, il semble possible de dégager les bases de ce qu’est un management réellement éthique, un management qui donne sens au travail parce qu’il considère l’homme au travail comme un personne riche de toute sa complexité relationnelle et non comme un simple individu.

Manager c’est diriger et comme nous l’avons souligner précédemment à la notion de direction est intrinsèquement liée l’idée de sens, manager consiste donc nécessairement à donner du sens, ou plus exactement à donner à ceux dont on a la responsabilité les moyens de donner du sens à leur activité. Il s’agit donc de cultiver le sens dans et par  la relation que l’on entretient avec ceux avec qui l’on travaille. Concrètement, cela doit se traduire par l’abandon de toute forme d’autoritarisme dans l’application des décisions. Il est clair que manager c’est aussi décider et décider pour autrui.

Mais si le manager prend des décisions, si par ses décisions il donne sens au travail de ceux qu’il dirige, il n’est pas pour autant nécessaire d’imposer ce sens de manière autoritaire. Ne serait-ce que pour des raisons d’efficacité, une décision n’est d’autant mieux appliquée qu’elle est comprise. Il faut donc que le managé s’approprie les décisions du manager pour qu’elles puissent être correctement suivies d’effets. Ce qui signifie que le manager doit aussi être à l’écoute des suggestions que peut lui faire le managé et, s’il l’estime nécessaire, corriger sa décision sans avoir le sentiment d’avoir pour autant perdu sa crédibilité. C’est cela accepter d’assumer sa vulnérabilité sans la vivre comme une faiblesse.

Il s’agit tout simplement d’accepter le fait que nous sommes tous dépendants les uns des autres et que pour cette raison nous avons nécessairement besoin de nous entraider et de reconnaître de part et d’autre un certain droit à l’erreur. C’est à ce niveau que se situe la différence entre l’autorité et l’autoritarisme. L’autoritarisme désigne l’attitude qui consiste à ne pas considérer l’homme comme une personne en le réduisant au simple rang de moyen parce que l’on ne croit pas en sa capacité de donner sens à son travail.

Mais comme l’autoritarisme ne peut totalement fonctionner, il s‘accompagne toujours de son contraire et le manager autoritaire n’hésitera pas pour autant à reprocher à ses subordonnés d’être incapable de prendre des initiatives. Cette manière de faire relève de ces comportements par lesquels certaines mères rendent leurs enfants schizophrènes et que l’on nomme «injonctions paradoxales». «Soyez autonome» est un ordre auquel on ne peut obéir sans en même temps désobéir, il y a là, en effet, de quoi devenir fou!

L’autorité, en revanche, signifie tout autre chose, elle est à la fois ce qui inspire le respect, et non la crainte, et relève d’une attitude respectueuse vis à vis de ceux sur qui elle s’exerce. Il y a dans le verbe autoriser l’idée que l’on considère l’autre à qui l’on s’adresse comme une personne susceptible de faire preuve d’autonomie et de responsabilité. Autoriser, exercer une autorité, c’est d’abord aider l’autre à devenir l’auteur de ses actes, c’est donc avoir le souci de le faire progresser.

Le manager autoritaire croit tirer sa force du maintien de l’autre dans une situation de soumission et ne fait par là que manifester sa faiblesse puisque, incapable d’accroître sa perfection, il ne tire sa puissance que de la diminution de celle d’autrui.

En revanche, le manager qui fait preuve d’une réelle autorité joue un rôle authentiquement exemplaire vis à vis du personnel qu’il dirige puisqu’*il cultive une démarche coopérative dans laquelle chacun, tout en restant à la place qui est la sienne, s’efforce de contribuer à une démarche collective. C’est pourquoi, aussi paradoxal que cela puisse paraître, le manager peut être considéré comme celui qui oriente des libertés. Orienter une liberté ce n’est pas lui imposer quoi que ce soit de façon autoritaire, mais c’est donner des repères, donner les moyens à ceux que l’on dirige de bien faire leur travail et de se sentir les auteurs des tâches qu’ils ont à accomplir.

Cette manière de penser un management réellement éthique peut probablement sembler idyllique et utopique au regard des conditions de travail particulièrement pénibles ou précaires de bon nombre de nos contemporains, mais elle devrait cependant nous servir d’idéal régulateur pour penser la société de demain, une société dans laquelle chacun pourrait donner du sens à son existence et dans laquelle l’exigence morale formulée par Kant, de toujours considérer l’humanité en sa personne comme en celle d’autrui toujours comme une fin et jamais simplement comme un moyen, pourrait être concrétisée.

En réunissant Kant et Spinoza, qui sont parfois considérés comme philosophiquement inconciliables, on pourrait conclure en affirmant que c’est ce projet d’accomplissement de l’homme comme puissance d’être et d’agir qui pourrait donner sens à la réalisation d’une société réellement humaine. Une société dans laquelle les hommes se rendraient utiles les uns aux autres – «rien n’est plus utile à un homme qu’un autre homme[5]» – mais sans pour autant se réduire les uns les autres au rang de simples moyens, car la conséquence de cet entraide serait l’humanité elle-même, la concordance de l’utile propre et de l’utile commun, la réalisation d’une vie vraiment humaine.

Travailler, c’est agir avec et pour l’autre, c’est agir avec des personnes et pas seulement des individus. Ce n’est pas seulement être mu par l’intérêt égoïste dans une optique purement individualiste, mais c’est mettre en œuvre ses talents en vue du bien commun, se relier à autre chose que soi pour donner sens à son activité. Seule la perception de l’homme en tant que personne peut créer les conditions d’une telle évolution du monde, du travail et du management. C’est en insistant sur la dimension relationnelle de la personne humaine que peuvent se mettre en place de réelles solidarités qui se tisseront comme de véritables réseaux de sens. C’est en prenant conscience de cette nécessaire solidarité que nous pouvons créer, dans tous les domaines de la vie sociale, et principalement dans le travail et les échanges, les conditions de la vie bonne, de la vie pleinement humaine qui mérite d’être vécue. La vie bonne, dont le philosophe Paul Ricœur fait l’aboutissement de ce qu’il appelle la visée éthique :

Appelons visée éthique la visée de la vie bonne avec et pour autrui dans des institutions justes[6].


Pour aller plus loin : 

[1] Hannah Arendt, La condition de l’homme moderne, trad. G. Fradier, Paris, Calmann-Lévy, coll. Agora , pp. 127, 128.

[2] André Comte-Sponville, Le capitalisme est-il moral ? (2004), Paris, Livre de poche, 2006.

[3] Karl Marx, Le Capital,

[4] Georges Friedman, Le Travail en miettes, Gallimard, 1956.

[5] « À l’homme donc, rien de plus utile que l’homme ; il n’est rien dis-je, que les hommes puissent souhaiter de mieux pour conserver leur être que de se convenir tous en tout, en sorte que les Esprits et les Corps de tous composent pour ainsi dire un seul Esprit et un seul Corps, de s’efforcer de tous ensemble de conserver leur être, autant qu’ils peuvent, et de rechercher tous ensemble et chacun pour soi l’utile qui est commun à tous ; d’où il suit que les hommes que gouverne la raison, n’aspirent pour eux-mêmes à rien qu’ils ne désirent pour tous les autres hommes, et par suite sont justes, de bonne foi et honnêtes. », Spinoza, Éthique, quatrième partie, Op. cit., p. 371.

[6] Ricœur Paul, Soi-même comme un autre, Seuil, 1990, p. 202.

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Nous remercions vivement notre spécialiste, Eric, DELASSUS,Professeur agrégé (Lycée Marguerite de Navarre de Bourges) et  Docteur en philosophie , co-auteur d’un nouvel ouvrage publié en Septembre 2018 intitulé « Ce que peut un corps » aux Editions l’Harmattan,  de partager son expertise en proposant des publications dans notre Rubrique Philosophie & Management, pour nos fidèles lecteurs de www.managersante.com 


Biographie de l’auteur :
Professeur agrégé et docteur en philosophie (PhD), j’enseigne la philosophie auprès des classes terminales de séries générales et technologiques, j’assure également un enseignement de culture de la communication auprès d’étudiants préparant un BTS Communication.
J’ai dispensé de 1990 à 2012, dans mon ancien établissement (Lycée Jacques Cœur de Bourges), des cours d’initiation à la psychologie auprès d’une Section de Technicien Supérieur en Économie Sociale et Familiale.
J’interviens également dans la formation en éthique médicale des étudiants de L’IFSI de Bourges et de Vierzon, ainsi que lors de séances de formation auprès des médecins et personnels soignants de l’hôpital Jacques Cœur de Bourges.
Ma thèse a été publiée aux Presses Universitaires de Rennes sous le titre De l’Éthique de Spinoza à l’éthique médicale. Je participe aux travaux de recherche du laboratoire d’éthique médicale de la faculté de médecine de Tours.
Je suis membre du groupe d’aide à la décision éthique du CHR de Bourges.
Je participe également à des séminaires concernant les questions d’éthiques relatives au management et aux relations humaines dans l’entreprise et je peux intervenir dans des formations (enseignement, conférences, séminaires) sur des questions concernant le sens de notions comme le corps, la personne, autrui, le travail et la dignité humaine.
Sous la direction d’Eric Delassus et Sylvie Lopez-Jacob, il vient de co-publier un nouvel ouvrage le 25 Septembre 2018 intitulé ” Ce que peut un corps”, aux Editions l’Harmattan,   

DECOUVREZ LE NOUVEL OUVRAGE PHILOSOPHIQUE

Sous la Direction d’Eric DELASSUS et Sylvie LOPEZ-JACOB9782343156804r.jpg

Résumé : Modèle d’une société en mal de cohésion, ou modelé par elle et ses normes, le corps construit l’identité, et rend possible l’aliénation. Apprêté, mis en scène, observé ou transformé, il donne son étoffe au héros, ses rouages au pantin, ses prothèses à l’homme en mal de puissance. A moins que, habité en conscience, il ne devienne la source vive où l’homme peut puiser sa joie. En mars 2017, à l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Bourges, s’est tenu un colloque sur le thème « Ce que peut un corps ». Enseignants de philosophie, de sociologie, plasticien, maître d’arts martiaux se sont succédé pour faire état des états du corps.

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