Entreprendre en 2018 avec 15 pépites pour mieux écouter sa voix intérieure..

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N°10 JANVIER 2018


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Ne fuis pas ta tristesse, écoute sa voix intérieure, regarde le chemin qu’elle te montre pour demain, au-delà des peines d’hier.

Je vous invite à une flânerie méditative et active pour oser entreprendre cette nouvelle année.

Pour ce chemin, je vous offre les pépites de 15 chapitres et belles paroles d’un très beau livre que je continue moi-même à savourer pas à pas : ne fuis pas ta tristesse d’Emmanuel Godo, qui m’a fait entamer cette nouvelle année dans la paix d’une tristesse qui rend vivant, car tourné vers l’avenir.


En ce temps de lendemains de fêtes de Noël dans des familles plus ou moins joyeuses ou douloureuses, en ce début de nouvelle année, occasion de  » bonnes ?  » résolutions, plusieurs personnes m’ont partagé en coaching leur désolation, tristesse, découragement. L’une a même annulé son rendez-vous de bilan de compétence, terrée dans son lit à l’idée de vœux à émettre quand elle a déjà du mal à croire en elle.

Puisse ce livre sur la tristesse et ces 15 pépites vous réconforter et vous conforter pour trouver le cœur à l’ouvrage pour 2018.

Bonne année à tous les lecteurs et contributeurs de managersante.com, qui porte du fruit en abondance  !


  1. La tristesse des modernes : vivre plus haut

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Cette année, je peux décider de ne pas vivre trop peu, de prendre de la hauteur.

« Il nous faudra quitter cette vie en créatures plus hautes que nous n’y étions entrés,  » disait Soljénistisme dans le déclin du courage.  

Commençons dès cette année, ne nous contentons pas de chercher le repos d’un bonheur fade et tranquille.

2. La science de l’adieu : pas seulement travailler, mais me laisser travailler

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« La tristesse est la vie qui incorpore ses deuils, ses épreuves et la mort au cœur de la vie. C’est une œuvre dont je suis le lieu, un travail dont je suis l’objet. »

2. A l’écoute des tristesses du monde : écouter nos fragilités collectives pour avoir le goût d’entreprendre

téléchargement« Que serait un peuple sans tristesse ? Un peuple sans humanité, sans fragilité, sans conscience de notre précarité de toutes choses, sans ombre nécessaire à entreprendre les plus grandes ? « 

Que serait une communauté, une entreprise, une famille sans tristesse, sans ce goût d’entreprendre dans nos fêlures et attentes de mieux ?

3. Cela a un très beau nom, cela s’appelle l’aurore : choisir la vie féconde

1a03m9egNotre tristesse nous apprend le prix décapant des choses, comme des crayons que l’on taille. Notre tristesse nous apprend à choisir entre la bonne et la mauvaise tristesse, entre :

  • la léthargie de la blessure
  • la vengeance face au mal et à l’absurde
  • la colère comme aumône inversée
  • la tristesse glaçante de l’irréparable
  • ou la fécondité du ressac et de la permanence, au cœur même de ce qui s’efface.

5. La rivière souterraine : ne pas avoir peur du passé

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« La tristesse est le noyau de mes douleurs. »

N’ayons pas peur de partager les larmes et les ombres de ce qui abreuvera la vie.

Au cœur de ce qui a disparu en 2017 ; construisons 2018 !

6. Le pays qui n’a pas de nom : quel sera mon projet pour cette nouvelle année ?

« Nous ne sommes tristes, au fond, que de ce que nous n’avons pas encore accompli et dont nous n’avons pas encore les ressorts. La tristesse est ma vie en attente de son œuvre. »

7. Ces soifs qu’on laisse en souffrance : se ressourcer dans la beauté de l’art, connaître pour naître avec, et non pour seulement savoir et posséder

téléchargement (1)Nous recherchons dans les livres un débordement qui nous fait peur.  Quel est le savoir qui me pousse en avant ?
– celui de la connaissance figée d’un solipsisme, qui ne débouche pas sur une beauté spirituelle ou morale, sur une action concrète à partager ?
– ou celui de l’espérance, de l’élan de mon désir vers quelqu’un d’autre ?

8. La grâce du cœur triste : de qui suis-je responsable ?

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« La tristesse, c’est le métier d’homme qui rentre, m’invite à la vigilance face à mon amour inemployé qui ne demande qu’à vivre.

La tristesse est la pertinence de mes réponses »  à aimer et à agir.

9. Tirer une limpidité de la tristesse : ne pas rester mes deux pieds dans le même sabot
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« La tristesse a un avant-goût d’éternel, elle me fait découvrir créature spirituelle, travaillée par l’invisible et l’indicible.

Elle est une prière qui ne dit pas son nom, et m’empêche d’être sédentaire pour écouter ce qui me pousse vers la vie et l’accueil du monde. »

10. Lettre à un jeune poète : naître à l’instant à venir, naître pour mieux advenir

Ma tristesse, c’est l’enfant que j’étais qui me regarde et me demande : que veux-tu ? Le regret, le remords, ou la métamorphose ?

2018-01-03_102439« La tristesse est un carrefour. Elle est ce moment où je retiens mon souffle devant

– l’impossibilité de m’arrêter,
– la difficulté d’accomplir le premier pas
– pour rejoindre l’inconnu qui est là devant moi.

La tristesse est une preuve de vie. »

11. Le don de double vue : ne pas m’enliser dans hier pour construire demain

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« La tristesse dit notre communauté de destin, elle est notre conscience que toute vie : 
– est un destin irrévocable du passé,
– mais aussi destinée confiante en train de construire l’avenir. »

12. L’amer savoir de l’amour : oser me donner à fond

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« Nos amours ne sont jamais le tout de l’amour, leur désir ne peut être assouvi autrement que par plus vaste. »

Tout amour est appel à plus grand que soi, appel à se donner.

13. Je ne te parle que pour t’apprendre à espérer : pourquoi suis-je triste ?

Ma tristesse va-t-elle être un obstacle, un objectif en soi qui me coupera les ailes ?
Ou sera-t-elle la confiance tournée vers ce que je désire et souhaite, au-delà de ce qui n’a pas pu ou ne peut pas être ?

La vraie question est pourquoi suis-je triste, au-delà du plaisir de souffrir, du dégoût de la vie, qui sont de fausses complaisances avec moi-même.

14. La tristesse, creuset de la joie : manager ou œuvrer ?

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« Ma tristesse est l’ouvrière de ma joie, elle la prépare.
Elle te mène à la confiance et à l’espérance.

C’est le temps qu’il te faut pour comprendre. Pour ouvrir les yeux sur ce qu’il te faut. Elle le sait. Elle te devance. »

15. Des tristesses dont ce livre ne parle pas : et vous, quelle tristesse nourrira votre joie ?

Au final, la tristesse féconde distillée tout au long du livre d’Emmanuel Godo est

  • le travail, la traversée et l’œuvre de l’invisible, temps nécessaire pour qu’advienne la vraie joie,
  • la beauté de l’indicible, qui ne se laisse pas enfermer dans un savoir solitaire mais invite à la rencontre,
  • la force du silence qui se tait pour accueillir la vie, le monde, l’amour, l’autre,
  • la paix de la compréhension profonde de mes désirs et aspirations essentielles,
  • la douceur de la vérité sans fard et sans regret autre que celui de vouloir continuer à me donner encore et encore,
  • la joie et dignité de me donner , même quand je suis incompris et non reconnu.

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Bonne année  de transformations individuelles, collectives et sociétales.

Chaleureusement votre, Muriel, catalyseur de talents. 🙂

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Nous remercions vivement Muriel ROSSETEnseignante et formatrice en philosophie et management , innovation managériale, RSE et méthodes collaboratives (Universités Paris Descartes, Aix, Metz, EPF école d’ingénieur, Haute Ecole Ferrer de Bruxelles), coach, auteur & consultante, pour partager son expérience professionnelle en proposant sa Rubrique mensuelle, pour nos fidèles lecteurs de www.managersante.com

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