Y’a du gaz dans l’air : manager par la valeur…

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N°5, JUIN 2017


Vers une économie de l’immatériel qui bonifie le capital humain

Le rôle économique d’un dirigeant lambda est de créer du gaz :

  • recruter de bons collaborateurs
  • trouver de bons clients
  • mettre au point de bons procédés.

A partir de cette richesse latente (valeurs des hommes, clients, brevets, marques, produits ou services) le dirigeant doit agir, prendre de bonnes décisions, bien travailler pour que la valeur gazeuse devienne du liquide, du « cash » liquide.

Cela revient à comparer le dirigeant à un condensateur puisque un gaz refroidi devient liquide. Si le financier veut du liquide, il faut qu’il accepte que du gaz soit d’abord généré

  • des progrès énormes sont encore à faire dans ce domaine : les salariés sont encore trop souvent vus par les financiers comme une charge ( masse salariale) et non comme un actif de premier plan
  • or réduire la masse salariale revient à détruire beaucoup de la valeur gazeuse

Selon la Banque mondiale, l’économie française est immatérielle à 86 %.

Nous devons donc instaurer en France un principe général de management par la valeur immatérielle pour retrouver un leadership économique mondial.

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Santé et valeur immatérielle, ou comment valoriser un CHU endetté ?

Dans un hôpital, le management par la valeur immatérielle consisterait à évaluer plusieurs scénarios pour un hôpital théorique de référence, avec le coût des pathologies actuellement soignées à l’hôpital si l’hôpital n’existait pas. Ce volet de l’étude présenterait

  • le coût des pathologies pour la société civile, si un système de soins très rustique existait en lieu et place de l’hôpital, avec par exemple le volume d’actes actuel / 100
  • le coût des conséquences : arrêt de travail en plus par rapport à la situation actuelle, pertes de compétence dans les entreprises, défaillances d’entreprises, naufrages familiaux et leur cortège d’effets sociaux tel que le chômage, la délinquance, etc.

Le calcul serait ensuite refait avec un volume divisé par 10, 5 et 2 par rapport à aujourd’hui.

Un bilan économique pour la société serait ensuite produit par scénario, puis avec des hypothèses variées

  • Au coût actuel des soins
  • Avec des hypothèses plus altruistes, pour plus de personnes soignées et moins d’optimum économique, pour mieux comprendre le bon équilibre économico- humaniste.

On augmenterait alors le coût des soins jusqu’à ce qu’il consomme les coûts sociétaux évités par les soins.

Cette approche consiste à poser les règles de bon sens suivantes :

  • l’idée selon laquelle la santé n’a pas de prix est un non-sens qui ne peut que produire à terme des effets contraire au but recherché : celui de soigner au mieux le plus grand nombre dans une logique d’accès aux mêmes soins pour tous indépendamment des conditions de revenus
  • un service public doit délivrer le maximum de valeur immatérielle pour un coût donné
  • la collectivité doit définir un niveau de contribution optimal pour la gestion des soins de santé qui n’est pas extensible à l’infini.

En 1934, Lord Kelvin recevait le prix Nobel de chimie. Il nous a laissé une citation célèbre en management : « on ne sait gérer que ce que l’on sait mesurer. »

Pour autant, le soin peut-il être mesuré ?

L’amour et la compassion qui règnent dans un hôpital peuvent-ils être mesurés ? A défaut de mesure, on peut penser à les valoriser pour mettre en avant toute leur valeur ajoutée au service du bien commun et de l’attention au prochain.

Penser la valeur immatérielle du travail, c’est redonner du sens à l’invisible immédiat et au long terme.

Longue vie au management par la valeur  et à la bonification du capital humain ! Et merci à Alan Fustec pour ses travaux autour d’une économie optimiste créatrice de valeur autre que financière.

Je reprendrais une de ses recommandations qui me semble être le pilier de toute approche unifiante et systémique :

« nous avons besoins d’être sensibilisés et formés à un vrai vivre ensemble et non pas à un simple vivre les uns à côté des autres. »

A votre disposition pour vous accompagner à prendre soin du capital humain de vos organisations.

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Nous remercions vivement Muriel ROSSET, Enseignante et formatrice en philosophie et management , innovation managériale, RSE et méthodes collaboratives (Universités Paris Descartes, Aix, Metz, EPF école d’ingénieur, Haute Ecole Ferrer de Bruxelles), coach, auteur & consultante, pour partager son expérience professionnelle en proposant sa Rubrique mensuelle, pour nos fidèles lecteurs de http://www.managersante.com

 

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