La Bienveillance, levier ultime du bonheur et de la performance…


N°1, JUIN 2017


Bienveillance, management bienveillant, attitude bienveillante .. J’ai décidé d’écrire cet article car je constate régulièrement que peu de gens savent ce qu’est la bienveillance, qui conserve trop souvent dans l’inconscient collectif, y compris chez des gens très intelligents et très expérimentés, une connotation négative associée à de « bons sentiments » venant « du monde des bisounours ».

La bienveillance (du latin bene volens) est simplement « une disposition d’esprit visant au bien, au bonheur de l’autre ».

Etre bienveillant, c’est donc vouloir le bonheur de l’autre. Comment s’y prend-on concrètement ? En respectant les gens, en les valorisant pour ce qu’ils sont et pour ce qu’ils font, et aussi en leur disant la vérité sans complaisance, ce qui demande du tact, un peu de courage, et du coeur.

Il faut être animé par la volonté d’impacter positivement l’autre. Cela suppose de mettre de côtés nos automatismes, nos préjugés, nos a priori, étiquettes et autres jugements (quel boulet !) que notre inconscient produit à longueur de journée.

Les idées toute faites, ancrées dans l’inconscient, ont la vie longue.

Les neurosciences l’affirment : c’est notre inconscient qui alimente l’immense majorité de nos pensées, et qui gouverne donc l’immense majorité de nos actes. A notre insu donc.

Il est d’ailleurs intéressant de constater que cet inconscient qui nous fait catégoriser et étiqueter mécaniquement sans bienveillance les gens que nous côtoyons (quel boulet !), est aussi celui qui génère cette pensée « collective » selon laquelle la bienveillance serait une sorte de gentillesse nunuche.

Se comporter avec bienveillance,

cela revient concrètement à ne pas laisser notre inconscient gouverner notre vie. C’est faire « de l’anti-psychopathie », et donc se comporter à l’inverse de ce que font les psychopathes gouvernés inconsciemment par leur besoin de violence pathologique.

Se comporter avec bienveillance, c’est donc décider consciemment de contribuer à rendre le monde meilleur, et non d’être gouverné par notre inconscient avec ce qu’il comprend de mécanismes liés à la survie, la peur et la domination.

Pourquoi se comporter avec bienveillance ?

Parce que c’est notre intérêt de rendre heureux ceux que nous côtoyons. Le manager bienveillant crée les conditions de la confiance, de la cohésion, de l’esprit d’équipe, sans lesquels il n’y a pas de performance optimale.

Ceux qui l’expérimentent avec ijustvalue le savent : la bienveillance est un levier extraordinaire, que chacun peut actionner, et qui donne des résultats extraordinaires en termes de performance … et de bonheur : il est aujourd’hui scientifiquement prouvé que se comporter avec bienveillance accroît la production d’ocytocine (hormone du bonheur) et améliore la neuroplasticité de notre cerveau.

En synthèse, se comporter avec bienveillance permet de devenir le meilleur de soi-même : plus ouvert aux autres, plus épanoui, plus intelligent, plus performant. C’est à la foi une discipline, un art de vivre, une philosophie, un mode de travail et une médecine.

Se comporter avec bienveillance permet de s’élever au-dessus de notre mode programmé pour réellement utiliser notre intelligence à bon escient. Malraux disait que le XXIème siècle serait spirituel ou ne serait pas. Yann Arthus Bertrand, dans Human, dit que la bienveillance sauvera le monde.

J’espère que ces quelques lignes contribueront à modifier la perception peu valorisante que trop de personnes ont encore de la bienveillance. Vous pouvez contribuer à cet action « pédagogique » en partageant cet article, en le commentant ou en le likant, certes en prenant le risque d’être étiqueté « bisounours », mais quelle importance, puisque …

  2000px-Linkedin_icon.svgtwitter-icon-hover   ijustvalue Laurent BARTHELEMY, Conférencier  


Nous remercions vivement Laurent BARTHELEMY, Conférencier,CEO ijustvalue, pour nos fidèles lecteurs de http://www.managersante.com

4 commentaires sur “La Bienveillance, levier ultime du bonheur et de la performance…

  1. bonjour, je suis actuellement étudiante, je vais orienter mon mémoire sur la bienveillance avec la relation soignante. Avez vous des informations sur ce mot, depuis quand est-il employé dans nos entreprises, son historique et surtout qui l’a mené au grand jour.

  2. Bienveillance, bientraitance…

    Des notions voisines remises au goût du jour par les recommandations de l’ANESM concernant les établissements médicosociaux. Elles peuvent effectivement s’appliquer à tout domaine ou une ou des personnes ont autorité sur d’autres, et sont ainsi à même d’influencer leur quotidien, leur travail, leur vie.

    Pour moi, ces notions sont claires, de par leur éthymologie même : se montrer bienveillant, bientraitant = bien veiller sur, bien traiter les personnes dont on a la responsabilité, qu’il s’agisse de soins médicaux, d’accompagnement social ou de management.

    Aussi, quelle ne fut pas ma surprise de constater la levée de boucliers de certains managers de mon association lorsque ces notions furent abordées en formation interne, à la suite des recommandations citées plus haut… Des réactions d’une rare violence parfois : « Ah la la je déteste ce mot »!!!???…C’est plus que de l’amusement ou de la condescendance vis-à-vis d’une notion jugée appartenir au « Monde des Bisounours », c’est la revendication du droit à traiter mal (maltraiter), à veiller mal (à être malveillant).

    Mon premier temps de surprise passé, je n’ai pu que constater que pour certaines des personnes qui s’insurgeaient violemment contre ces notions que le cadre légal, associatif etc prétendent leur faire adopter, les adjectifs malveillants et/ou maltraitants leurs seraient bien mieux que les autres…Et pour cause, ils-elles semblent tirer fierté de cette capacité à assumer des actes, des propos, et des attitudes violents, dégradants et disqualifiants vis-à-vis de leurs usager comme de leurs subordonnés comme autant de preuves de leur force morale, de leur « professionnalisme »…

    Bref, rien de gagné en matière de bienveillance et de bientraitance, mais cela, nous le savions déjà, de même que l’ANESM qui dans le cas contraire ne se serait pas attelée à la rédaction des recommandations en matière de bonnes pratiques…

  3. La bienveillance….. mot galvaudé comme temps d’autres…. Je constate dans les entreprises, associations, le public ou le privé, ce terme est utilisé n’importe comment et mis à toutes les sauces. Constat identique pour le burn out….
    Malheureusement, si le terme est fréquemment utilisé, l’impact réel de cette bienveillance n’est absolument pas mesurée. Et parfois, elle prend une place importante dans le vocabulaire mais pas dans la réalité entraînant de la souffrance dans la relation à l’emploi du fait de ce paradoxe.
    Cette bienveillance ne peut être seule, elle doit s’accompagner d’empathie, d’écoute active et du droit à l’erreur (différent de la faute, nous sommes bien d’accord !). Ce concept si difficile à mettre en pratique dans la réalité professionnelle française.
    A mon sens, il est important que ces acquisitions se fassent dès le plus jeune âge. Il en va de la responsabilité des parents, des enseignants (et oui ne leur en déplaise), des adultes qui gravitent autour d’eux…. autant dire un vrai challenge à l’heure de l’individualisme…

  4. Oui à la bienveillance mais il faut passer par de l’écoute active, de la vraie… pas celle qui se réalise avec des réponses toutes prêtes… ce qui signifie que le manager doit adopter une posture ouverte et totalement honnête, doit assumer ses limites…
    La bienveillance est la suite logique et ne fait aucunement partie du monde des bisousours à mon sens.

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