Les moteurs de la maîtrise médicalisée des dépenses de santé peinent à se structurer…

resonancia magnetica


N°4, Janvier 2017


Dix ans après les réformes parallèles de financement médicalisé des hôpitaux, cliniques par la T2A, des médecins y exerçant par la CCAM, la synergie entre les acteurs n’est pas encore construite.

Dans le secteur privé, les structures et les médecins sont payés à l’acte, mais ce n’est pas le même mode. En secteur public, la structure est payée majoritairement à l’acte, et les médecins au poste.

Il y a une différence de nature dans les exercices médicaux, le libéral aux honoraires bruts attractifs mais non garantis, pense « volume ». C’est une logique inflationniste que l’on ne trouve pas en secteur public ou l’évolution des rémunérations reste indépendante de la production.

Fait méconnu, l’acte chirurgical moyen est de même coût global en France, si l’on compare les salaires bruts chargés des actifs, complétés des retraites, en secteur public, par rapport aux honoraires et retraites du privé.

Seule différence, l’évolution des rémunérations en phase d’activité, favorables au privé, et le niveau de retraite, favorable au public.

C’est sur le nombre d’interventions produites que se joue la différence, moindre d’ailleurs qu’imaginé, du fait des effets fiscaux.

Autre différence , pas d’incitation à l’activité en public, payé au poste, et trop en privé.

Pour des raisons inverses, une restructuration de cohérence s’impose.

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Retour vers le futur : Moderniser la médecine en « tuyaux d’orgue », un défi nécessaire…

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N°3, Novembre 2016


Poser un diagnostic, programmer un traitement, ces tâches quotidiennes des médecins ont mobilisé les énergies de nos Anciens, entravés par des moyens purement humains et limités aux cinq sens, affinés certes par l’expérience, mais ignorants des modes de fonctionnement intimes de l’organisme, et mal armés pour influer sur le cours des maladies.

L’activité médicale était clinique, fruit de l’observation, de la réflexion et de la déduction, avec le respect qui y était attaché.

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Le Développement Professionnel Continu (DPC) nouveau est arrivé…Une obligation, de vraies opportunités…


N°2 OCTOBRE 2016


Le Décret n° 2016-942 du 8 juillet 2016  a transformé l’Organisme de  Gestion du DPC (OGDPC) en un acteur public l’Agence Nationale de DPC (ANDPC), gérant les agréments d’Organismes formateurs, et finançant leurs programmes.

L’Arrété du 14 septembre 2016 en fixe très précisément les spécifications et le suivi.

Pour le Professionnel de Santé (PS) le DPC est  un dispositif de formation  réglementé et encadré pour assurer  l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins au profit des patients:

  • Chaque professionnel de santé doit suivre un parcours de DPC par an en phase avec son exercice pour remplir une obligation triennale (cursus) déclarée et vérifiée par les Ordres professionnels via un dossier personnel, le Portfolio.

Le Développement Professionnel Continu (ou DPC) :

  • Permet de favoriser les coopérations interprofessionnelles avec décloisonnement ville-hôpital.
  • Permet l’évaluation et l’amélioration des pratiques professionnelles et de gestion des risques, le maintien et l’actualisation des connaissances et des compétences, du niveau de pratiques et la prise en compte des priorités de santé publique.

l’ANDPC surveille et agrée l’offre de DPC composée d’actions (2012) :

  • Action cognitive (‘approfondissement des connaissances) ;
  • Action d’analyse des pratiques professionnelles (réflexion sur la démarche et les caractéristiques de la pratique professionnelle  ;

Et, fait nouveau (2016), Lire la suite

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SYMBIOTIQUES, les médecins en Plateaux Techniques Lourds (PTL), via la Tarification à l’Activité (T2A) ?

IMAGE MCO Plateau technique lourd


N°1, Septembre 2016


Les Chirurgiens, anesthésistes, spécialistes exerçant en équipe sur Plateaux Techniques Lourds (PTL), cliniques ou hôpitaux, sont submergés de contraintes pour exercer un art difficile, focalisés sur la qualité du service rendus aux patients.

Ce souci de bien faire est encadré par des évolutions sociétales :

  • la transparence pour tous,
  • l’inversion de la charge de la preuve,
  • l’irruption de normes et protocoles, et
  • la pression financière.

Ils sont dévalorisés au sein des structures, via des Lois dé-médicalisantes (LOI n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires  et et LOI n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé) au profit des personnels administratifs et de direction, centrés sur la maîtrise comptable de budgets en éternel recul.

Excepté dans les Centres de Lutte contre le Cancer et les Hôpitaux Militaires, où nous constatons la présence des médecins chefs.

Sans en avoir eu conscience, nous avons subi un maelström de réformes impactant nos exercices, dont la Tarification à l’Activité (T2A).

Connaitre la dite Réforme et alors, en utiliser les failles, devient pour les médecins une question de sérénité et de pérennité dans leur exercice, dans ces Plateaux Techniques Lourds (PTL) supports, entourés d’équipes nécessaires à notre pratique. Lire la suite